Si son nom revenait invariablement à chaque élection provinciale et qu'il a toujours refusé d'aller plus loin, cette fois, le principal intéressé n'avait pas caché qu'il réfléchissait sérieusement à la proposition faite par l'exécutif même du Parti de la circonscription de Rivière-du-Loup. De passage dans la région récemment, même Pauline Marois avouait au Soleil que le départ de M. Dumont ouvrait une fenêtre «que le PQ a bien l'intention d'occuper».
De l'avis de plusieurs, Paul Crête, 56 ans, est le seul candidat susceptible de se mesurer à armes égales avec le candidat libéral Jean D'Amour, qui en sera à sa troisième tentative à titre de député. Les deux hommes sont très appréciés dans la communauté, connaissent bien les dossiers régionaux ainsi que la machine gouvernementale. Celui qui occupe le poste de député bloquiste depuis 16 ans a visiblement conclu qu'il a de bonnes chances de l'emporter.
À l'ADQ, seul le nom de Gilberte Côté, attachée politique de Mario Dumont depuis ses débuts en 1994, circule toujours. Ce dernier en a fait l'éloge lors de son discours d'adieu dimanche, disant qu'elle était très dévouée et au fait des dossiers régionaux.
Lorsqu'il officialisera sa candidature, M. Crête devra démissionner de son siège à la Chambre des communes. Rivière-du-Loup n'a élu aucun député péquiste depuis 28 ans. Joint lundi en fin de soirée à Ottawa, M. Crête n'a pas voulu confirmer l'information obtenue par Le Soleil.











