La présidente de la CADEUL, Barbara Poirier, a indiqué hier au Soleil qu'il n'était pas question d'appuyer un PPP pour la construction du nouveau PEPS. «Ça deviendrait un projet d'une tout autre nature que celui que nous avons convenu avec l'Université», a-t-elle soutenu.
Selon Mme Poirier, il est inconcevable qu'une entreprise privée gère les équipements du PEPS pendant des décennies. Cette option risquerait de laisser moins de place aux étudiants, qui veulent s'impliquer dans la gestion de ce bâtiment en offrant davantage de services à la communauté universitaire, a-t-elle avancé.
Par voie de référendum, les étudiants de l'Université ont accepté d'investir dans le Super PEPS pour la création d'une halte-garderie et l'offre de nouveaux services à la clientèle universitaire. Le montant qui sera offert est présentement en négociation avec l'Université. «Si le PEPS se faisait en PPP, ça remettrait tout en question», a soutenu Barbara Poirier.
Nouveaux retards
La CADEUL estime en outre que le mode PPP impliquerait de nouveaux retards dans la concrétisation de ce projet, qui a été annoncé cinq fois au cours des dernières années.
De plus, la Confédération soutient que l'étude de cette option entraîne déjà des coûts supplémentaires qui auraient pu être évités. Le ministre libéral Sam Hamad estime que le coût total du projet se chiffre présentement à 85 millions $. Il était évalué à l'origine à 65 millions $.
La présidente de la CADEUL ne peut pas dire pour l'instant quels seront les moyens de pression qui seront utilisés par les étudiants si le gouvernement choisit la formule PPP. Mais outre le refus de contribuer financièrement au projet, d'autres avenues seront envisagées pour signaler l'insatisfaction des étudiants.










