Malgré le départ de l'ex-ministre Monique Jérôme-Forget, les PPP ne sont pas morts et enterrés. Pressé de questions par la porte-parole du PQ pour la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, le ministre Hamad a indiqué que l'anneau de glace devra lui aussi être soumis au test des PPP, puisque le projet se chiffre à 60 millions $. Depuis novembre dernier, tous les grands projets d'infrastructures publiques de 40 millions $ et plus doivent passer par le filtre des PPP.
Mme Maltais croyait que le départ de la ministre Jérôme-Forget, qui était la plus grande défenderesse des PPP, indiquerait un changement de cap du gouvernement à ce chapitre. Mais non. Le ministre Hamad a confirmé hier, lors des études de crédits pour la Capitale-Nationale, que les PPP étaient plus vivants que jamais, même s'ils sont responsables de plusieurs retards dans la réalisation des grands chantiers.
«L'objectif, c'est de réaliser tous ces projets selon la meilleure solution possible. Si la formule des PPP est intéressante pour les contribuables, on la prendra», a-t-il soutenu.
Le Super PEPS est présentement à l'étude à l'Agence des PPP. Un contrat de 150 000 $ a été donné à la firme Earst and Young pour comparer les coûts de réalisation de ce projet en PPP et en mode conventionnel. Les résultats de cette étude seront connus en juin, et le gouvernement devra alors choisir le mode de construction qui lui convient le mieux.
Dossier affaires
Au total, le dossier d'affaires initial que doit monter l'Agence des PPP pour établir le mode de construction le plus avantageux coûtera 1 million $.
Du côté du Musée national des beaux-arts du Québec, le gouvernement n'a toujours pas donné son feu vert officiel au projet. Le lancement d'un concours d'architecture international pour la réalisation des plans devrait se faire sous peu, mais le projet d'agrandissement passera ensuite par le filtre des PPP, a affirmé M. Hamad.
Le ministre a par ailleurs soutenu que le retard dans la construction d'un nouvel anneau de glace n'était pas imputable au gouvernement, mais à la lenteur des négociations entre la Ville de Québec et l'Université Laval.
La Ville voudrait que l'anneau de glace soit construit sur le campus, une idée qui ne fait pas consensus à l'Université. «Il faut savoir où il sera construit et qui paiera pour les frais d'opération avant d'aller plus loin. Mais ce projet fait partie de nos priorités», a assuré le ministre, lors d'une entrevue au Soleil.
L'agrandissement du Centre de foires fait aussi partie des priorités gouvernementales, a ajouté Sam Hamad. Les plans et devis viennent tout juste d'être complétés, et le ministre a promis que le projet se réalisera avec le programme Chantiers Canada. Mais il n'a pas voulu donner de calendrier précis. Ce projet ne sera pas soumis à l'étude d'un éventuel PPP, puisqu'il ne franchit pas le seuil des 40 millions $.
Le ministre a en outre confirmé que le gouvernement prolongerait la promenade Samuel-De Champlain d'abord vers l'ouest, puis vers l'est dans un avenir relativement rapproché.
Agnès Maltais
Pour sa part, Agnès Maltais s'en est prise à l'immobilisme du gouvernement libéral, qui met du temps à concrétiser les projets qu'il annonce en grande pompe pour la région de Québec. «Je suis estomaquée de savoir qu'à peu près tout ce qu'on attend depuis des années va passer par le filtre des PPP. Ça veut dire : sur la glace et escalades de coûts. Je suis estomaquée qu'après tous les dérapages du mode PPP, on va passer par l'Agence des PPP pour le Musée des beaux-arts et le Musée des Augustines. On va se taper d'autres retards», a-t-elle martelé, en ajoutant qu'elle avait l'impression de vivre le «jour de la marmotte» en compagnie du Parti libéral.










