En entrevue à la radio louperivoise CIEL-FM, hier matin, l'actuel maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, a admis avoir eu des discussions avec M. D'Amour à propos d'un contrat de BPR.
L'entreprise embauche M. D'AÂmour à titre de directeur du développement des affaires depuis sa démission comme maire de Rivière-du-Loup et sa défaite aux élections générales de mars 2007. Sous son administration, en 2006, BPR a obtenu un contrat de récupération des biogaz d'un centre d'enfouissement.
«Oui, on a eu des discussions», a répété M. Morin au Soleil en après-midi.
En 2006, la firme BPR a été choisie par l'administration D'Amour pour le projet et un premier protocole a été signé. Deux ans plus tard, à la suite de la mise en place du Programme Biogaz du ministère de l'Environnement, un deuxième protocole devait être ratifié.
Dans ce contexte, M. D'Amour - aussi président du PLQ - a approché l'actuel maire «à différentes reprises» en tant que représentant de BPR. Il n'est pas inscrit au registre des lobbyistes.
La Loi sur le lobbyisme prévoit notamment qu'un ex-maire peut «exerÂcer des activités de lobbyisme auprès de certains titulaires de charÂges publiques» seulement deux ans après la fin de son mandat.
Le maire de Rivière-du-Loup est bien au fait des allégations qui circulent autour de M. D'Amour, mais refuse de se prononcer sur la question. «Je ne suis pas en mesure de juger de ces éléments, affirme M. Morin. Ce qui est clair, c'est qu'il y avait déjà eu une analyse des différentes compagnies, qu'il y avait déjà un protocole d'entente qui avait été signé en 2006 et avec le nouveau programme, on continuait avec le choix qui avait été fait en 2006. Je l'ai toujours vu comme ça.»
Le PLQ a confiance
Le commissaire au lobbyisme est toujours à l'étape des vérifications pour voir si les faits justifient une enquête en bonne et due forme, affirme la porte-parole Louise-Andrée Moisan.
Il n'a pas été possible de joindre M. D'Amour, hier, trop pris par le porte-à -porte de sa campagne électorale qui n'est toujours pas déclenchée officiellement.
«Nous avons toute confiance en l'intégrité de M. D'Amour et nous laissons le commissaire au lobbyisme faire son travail», a indiqué Michel Rochette, directeur des communications au PLQ.
Toutefois, du côté du Parti québécois, Agnès Maltais a de nouveau sonné la charge en Chambre. Elle a exigé du premier ministre une enquête immédiate du commissaire au lobbyisme.












