Une enquête mensuelle de la maison CROP sur le climat politique au Québec indique que les libéraux se sortent relativement bien de la tourmente des dernières semaines. Le sondage té-léphonique réalisé auprès de 1000 personnes du 16 au 26 avril place le Parti libéral et le Parti québécois nez à nez dans les intentions de vote.(Tableau)
Si des élections avaient lieu cette semaine, les troupes de Jean Charest récolteraient 38 % des appuis contre 40 % pour celles de Pauline Marois. L'écart se situe dans la marge d'erreur de l'enquête, soit trois points, 19 fois sur 20. Sans chef depuis le départ de Mario Dumont, l'ADQ obtiendrait seulement 8 %, à égalité avec le Parti vert et deux points devant Québec solidaire.
Il s'agit d'une remontée de cinq points pour les libéraux par rapport à l'enquête de mars dernier. Le mouvement est encore plus marqué en ce qui a trait à la satisfaction à l'égard du gouvernement Charest, alors que 47 % des sondés se disent très ou plutôt satisfaits, contre seulement 37 % à la fin mars.
«Le sondage de mars avait été effectué quand le gouvernement était fortement critiqué pour les déboires de la Caisse de dépôt, la nomination de Michael Sabia, les révélations entourant le départ de Philippe Couillard vers le privé et la controverse à propos du CHUM. Les choses semblent maintenant se replacer pour le gouvernement», note Maïalène Wilkins, analyste chez CROP.
Le Parti québécois ne semble pas trop souffrir de la remontée du Parti libéral dans les intentions de vote des Québécois. À 40 % des appuis, le parti de Pauline Marois conserve son gain de cinq points depuis les élections du 8 décembre dernier. Incidemment, les libéraux ont encore cinq points à rattraper pour atteindre leur marque des dernières élections.
L'ADQ est loin sous la barre des 16 % récoltés aux élections du décembre. «Sans véritable chef, c'est évident que c'est beaucoup plus difficile pour le parti de se démarquer», souligne Mme Wilkins.
Les péquistes gardent toujours l'avance du côté de l'électorat francophone avec 46 % des intentions de vote contre 31 % pour les libéraux, 9 % pour l'ADQ, 7 % pour le Parti vert et 6 % pour Québec solidaire.
Interrogés sur celui qui ferait le meilleur premier ministre, les répondants accordent 40 % de leurs appuis à Pauline Marois, contre 39 % pour Jean Charest.
Sur fond de crise économique, la question de la souveraineté du Québec ne soulève guère les passions. Ses appuis plafonnent à 37 %, alors que la souveraineté assortie d'une offre de partenariat au reste du Canada atteint 42 %. «Si l'appui à la souveraineté semble avoir chuté depuis janvier, alors qu'il atteignait 42 %, les résultats se maintiennent néanmoins dans la marge d'erreur», précise Mme Wilkins.










