Scandale des FIER: le BCIA irrité par les propos de Bonnardel

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Scandale des FIER: le BCIA irrité par les propos de Bonnardel

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L'adéquiste François Bonnardel a laissé entendre que pour un don de 6500 $ au Parti libéral du Québec, le BCIA aurait obtenu plus de 4 millions $ de quatre Fonds d'intervention économique régionaux (FIER).

Photothèque Le Soleil

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Le Bureau canadien d'investigations?et?d'ajustements (BCIA) et son président, Luigi Coretti, ont déploré hier la teneur des commentaires de l'adéquiste François Bonnardel, qui laissait entendre que pour un don de 6500 $ au Parti libéral du Québec, l'entreprise aurait obtenu plus de 4 millions $ de quatre fonds d'intervention économique régionaux (FIER).

«Sur environ 4,1 millions $, de 2 à 2,5 millions $ sont des prêts garantis qui portent à intérêt, alors que l'autre partie est constituée d'équité, soit un placement dans le capital-actions», expliquait hier le relationniste Alexandre Dumas au nom du BCIA, une entreprise spécialisée dans le domaine de la sécurité.

«Il ne faut pas oublier non plus que ce n'est ni BCIA, ni sa filiale Centurion qui ont sollicité les FIER, mais plutôt les FIER qui étaient à la recherche d'investisseurs, car c'est dans leur mission de procéder à des investissements», ajoute M. Dumas.

«Ce qui a courroucé M. Coretti, c'est que les faits sont exacts, mais que la façon dont M. Bonnardel les a présentés porte à de fausses insinuations. Ce serait comme dire que le membre d'une caisse populaire, en échange du versement de 5 $ pour une part sociale, aurait reçu 200 000 $, car une hypothèque à ce montant lui a été consentie!» poursuit-il.

M. Coretti souligne également que son entreprise avait eu recours aux FIER pour réaliser un programme d'expansion et d'acquisitions qui lui a permis de créer près de 1000 emplois au Québec et en Ontario.

L'ADQ comme client

Par ailleurs, Luigi Coretti s'est dit doublement surpris que ces insinuations proviennent d'un client de son entreprise, puisque l'ADQ avait requis les services du BCIA en 2007 et en 2008 pour la vérification des antécédents criminels et du statut de bonne réputation de près de 100 de ses candidats ou collaborateurs. «Dont probablement M. Bonnardel lui-même», ajoute-t-il dans un communiqué.

Quant aux contributions de 6500 $ versées au Parti libéral du Québec sur trois ans, l'homme d'affaires a argué que c'était son droit le plus strict et fondamental de participer ainsi à la vie démocratique du Québec comme le font des milliers de gens d'affaires et de citoyens ordinaires.

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