«Un printemps nouveau s'annonce à Rivière-du-Loup. Nous rêvons depuis longtemps d'y avoir un député du PQ. Nous sommes 51 à l'Assemblée nationale, Paul Crête sera le 52e», a déclaré Pauline Marois sous les applaudissements d'une foule chauffée à bloc.
«J'ai beaucoup consulté les gens avant de prendre ma décision. Une personne m'a dit qu'il y avait une urgence dans Rivière-du-Loup, qu'il fallait battre le président du Parti libéral du Québec (Jean D'Amour) et que ce sera l'occasion de sanctionner le gouvernement de Jean Charest. C'est ce qui m'a convaincu de me présenter», dit Paul Crête. Pauline Marois a ensuite chargé à fond de train sur le premier ministre.
«Jean Charest ment à la population et dit toujours le contraire de ce qu'il fait», dit-elle, citant le budget déficitaire, les importantes pertes à la Caisse de dépôt et placement, de même que la hausse de la TVQ. «Il n'a plus aucune autorité morale et se lave les mains des nombreux problèmes d'éthique des membres de sa formation. Regardez le Fonds d'investissement régional du Saguenay, qui a profité à des militants libéraux de Montréal. Jamais le PQ n'aurait agi de la sorte.»
Gilles Duceppe a rappelé les nombreux défis que Paul Crête a relevés à Ottawa, en passant par celui récemment gagné de l'assurance emploi. «Il se bat avec vigueur depuis 16 ans pour ses concitoyens et le Québec tout entier. C'est un travailleur infatigable qui a le respect de ses adversaires. Il quitte le Bloc, mais demeure dans une grande famille dont l'objectif est de se donner un pays, dit le chef. Il sera pour le Parti québécois un député extra.»
«J'ai hâte de mettre de l'avant les projets qui me seront proposés par les électeurs tout au long de ma campagne. Je suis entièrement à leur écoute», conclut M. Crête, dont la candidature a rallumé la flamme de l'espoir chez les militants d'un Parti qui voyaient toujours leurs chances de l'emporter réduites avec Mario Dumont comme adversaire.
Mais pour que les citoyens de la circonscription puissent se prononcer, la date de l'élection doit être connue. «Je mets au défi Jean Charest de déclencher cette élection le plus tôt possible. Sinon, il prouvera qu'il a peur de faire face à l'électorat des gens de Rivière-du-Loup», conclut Pauline Marois.









