Cette nouvelle affaire dans le dossier des FIER a provoqué remous et rires, hier, au Salon bleu de l'Assemblée nationale.
La députée péquiste Agnès Maltais a fait part aux parlementaires de sa «dernière trouvaille». Le FIER Montestrie s'est associé aux promoteurs de l'hôtel MUZO, un établissement où, «je vous assure, les animaux de compagnie sont très bien traités.
«Hôtel climatisé, télévision, webcam, gymnase, service de limousine, collation, lit douillet, bol surélevé, toute la grosse affaire», a-t-elle énuméré sur le ton du sarcasme. «Est-ce que c'est ça, du capital de risque?»
Le président de l'Assemblée nationale, Yvon Vallières, a eu toutes les difficultés à garder le bon ordre. Sur le parquet, une voix, probablement du péquiste Sylvain Simard, a lancé qu'il y avait un «os» dans le programme qui relève de Raymond Bachand.
Le ministre du Développement économique ne s'est pas rangé dans le camp des rieurs. «Les animaux, elle s'en fout», a-t-il répliqué à Mme Maltais. «Il n'y a pas de sotte entreprise, a repris M. Bachand. Il y a des entreprises qui servent tous les besoins des citoyens.»
Le ministre a vu dans la critique du Parti québécois «une argumentation méprisante, hautaine envers les industries de service du Québec», mais aussi envers «les millions de Québécois qui sont propriétaires de chats et de chiens». Mais il n'a jamais dit s'il considère les 250 000 $ consentis comme du capital de risque.
Le président du FIER Montestrie, lui, le croit. Joint à Granby, Mario Limoges a fait savoir que l'hôtel MUZO constitue «un beau projet, très innovateur où il y a création d'emplois. Mais ce n'est pas gagné à l'avance. C'est très risqué».









