Le Front commun renaît

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Le Front commun renaît

Agrandir

Claudette Carbonneau, présidente de la CSN

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Les syndicats qui défendent la vaste majorité des employés de l'État font renaître le Front commun de 1972, qui avait fait plier le gouvernement de Robert Bourassa.

Ce matin, à Montréal, les grandes centrales que sont la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ainsi que les organisations représentant fonctionnaires et professionnels de la fonction publique, ont signé ce qui est à la fois un pacte de non-agression et une plateforme de demandes salariales communes.

Les dirigeants syndicaux n'ont pas digéré que le gouvernement de Jean Charest ait mis fin aux négociations, en 2005, pour adopter une loi spéciale fixant les conditions de travail. Ils s'étaient alors présentés en rangs dispersés devant l'État-employeur.

Ingénieurs et policiers absents

Cette fois, les principaux acteurs se regroupent. Ils comptent dans leurs rangs 475 000 des 540 000 travailleurs de l'État. Certains groupes sont absents de la coalition, comme l'Association des ingénieurs du gouvernement et les syndicats de policiers.

Par contre, les fédérations ayant pour adhérents les infirmières et le personnel professionnel et technique du réseau de la santé se joignent aux grandes organisations que sont la CSN, la FTQ et la CSQ. Il en va de même pour le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec et le Syndicat de la fonction publique du Québec.

En matière de rémunération, ils entendent réclamer des augmentations de 11,25 % sur trois ans. Cela comprend une hausse annuelle de 2 % du salaire, assortie d'un rattrapage de 1,75 % pour combler un retard salarial sur le reste des travailleurs québécois, évalué par l'Institut de la statistique du Québec à 7,7 %.

Les porte-parole syndicaux veulent mettre en évidence le fait que, selon eux, les travailleurs du privé n'ont pas à envier leurs collègues du public à propos de la permanence d'emploi : 36 % de la fonction publique serait à statut précaire, avancent-ils.

Selon nos informations, les leaders syndicaux plaideront que leurs membres n'ont pas «à faire les frais de la crise».

Objectif : signer en avril 2010

La nécessité de recruter et de conserver les employés de l'État et la reprise économique qu'ils attendent pour 2010 militent pour de meilleurs salaires, à leurs yeux. Ils entendent mener rondement les choses : l'objectif est de signer de nouvelles conventions en avril 2010, un mois après la fin des ententes actuelles.

La bonification des régimes de retraite ne sera pas à l'ordre du jour. Par contre, à la suite des déboires qu'a connus la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'objectif sera de maintenir au même niveau les cotisations des syndiqués.

Les décrets votés en 2005 semblent être venus à bout de toutes les embûches qui ont souvent fait dérailler les tentatives d'unification des syndicats. Cette fois, les dirigeants ont signé un «protocole de solidarité». Il contient une clause interdisant le maraudage entre les syndicats signataires.

Les sources contactées insistent pour dire que pareil regroupement des forces ne s'est pas vu depuis 1972. Les négociations avaient tourné en une épreuve de force. Les chefs des trois grandes centrales avaient été emprisonnés pour avoir incité les syndiqués à défier des injonctions ordonnant le retour au travail. Le gouvernement Bourassa avait notamment cédé sur la question des salaires.

Ce matin, le point de presse a lieu à Montréal, pour tenir compte de l'agenda des différents leaders, font savoir nos sources. Un point de presse doit avoir lieu bientôt à Québec pour confirmer la place de la capitale dans le monde des fonctionnaires.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer