Cette somme s'ajoute aux 14 millions $ - ou plus - que devrait coûter la commission présidée par le juge Jeffrey Oliphant.
Jusqu'à maintenant, il avait été rapporté que M. Mulroney défrayait lui-même ses dépenses juridiques - une rumeur que ni son équipe d'avocats ni son équipe de relations publiques n'ont tenté de corriger.
C'est toutefois l'impression qui s'était dégagée, puisque l'ancien premier ministre n'a pas demandé à avoir recours au financement public auprès de la commission.
En tant qu'ancien premier ministre, M. Mulroney n'avait cependant pas besoin d'en faire la demande. En vertu d'une politique du Conseil du Trésor sur l'assistance judiciaire et l'indemnisation, ses frais sont assumés par le Bureau du Conseil privé (BCP).
Une porte-parole du Bureau, Myriam Massabki, a expliqué que 800 000 $ avaient été payés par le BCP pour les frais juridiques de M. Mulroney pour l'année financière 2008-2009, conformément aux niveaux de références établis. Une seconde somme de 1,25 million $ a également été mise de côté pour payer les frais juridiques de l'ancien premier ministre pour l'année courante, a ajouté Mme Massabki.
«Nous prévoyons que l'assistance juridique apportée à M. Mulroney pour la commission d'enquête coûtera environ deux millions $ pour les deux années financières», a affirmé Mme Massabki.
M. Mulroney est accompagné, dans le cadre de la commission Oliphant, d'une équipe de six avocats, notamment son avocat principal, Guy Pratte, et l'éminent avocat Harvey Yarosky.
Mme Massabki a souligné que le paiement des frais de justice de M. Mulroney était conforme à une politique du Conseil du Trésor, qui «reconnaît que le versement d'une assistance juridique à un ancien ou un actuel fonctionnaire de la Couronne, comme des anciens premiers ministres, est essentiel à la protection des intérêts de la Couronne, au traitement équitable de ses fonctionnaires et à la gestion efficace de la Couronne».
«De plus, la politique s'assure que l'intérêt public est servi, en obtenant l'entière collaboration des fonctionnaires de la Couronne dans leur comparution à certaines procédures judiciaires, notamment les commissions d'enquête», a-t-elle ajouté.
La commission présidée par le juge Jeffrey Oliphant a pour mission de déterminer la teneur des transactions commerciales et financières entre l'ancien premier ministre et l'homme d'affaires germano-canadien.
Après six jours de témoignage difficile, M. Mulroney a eu la permission de tirer sa révérence mercredi. Le juge Jeffrey Oliphant n'a pas manqué de souligner à quel point il était inhabituel de retenir un témoin aussi longtemps.
«Vous avez été le témoin qui a été à la barre le plus longtemps, je crois, pour toutes mes années en tant qu'avocat et mes 24 ans en tant que juge», s'est étonné le magistrat, avant de demander à M. Mulroney s'il estimait avoir été traité équitablement.
La commission se poursuit jeudi avec quelques autres témoignages, dont le plus attendu sera certainement celui de Karlheinz Schreiber, de nouveau appelé à répondre aux questions des avocats. On ignore néanmoins quand l'homme d'affaires pourra comparaître, compte tenu de ses problèmes de santé, puisqu'il a dû se faire enlever la vésicule biliaire la semaine dernière.












