Johanne Roy, présidente de l'AQCPE, a fait ces déclarations au terme d'une rencontre nationale des dirigeants des CPE-
Bureaux coordonnateurs qui avait lieu à l'Hôtel Plaza. L'AQCPE représente 800 garderies à travers le Québec, dont 121 agissent aussi comme bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial.
«Les parents sont inquiets, car une partie de ce projet de loi fait qu'au lieu d'avoir des CPE qui agissent comme bureaux coordonnateurs, on sépare les deux entités et crée un conseil d'administration distinct pour les services de garde en milieu familial», explique Mme Roy.
«Trois ans après avoir mis en place les bureaux coordonnateurs, on défait tout ça pour créer de nouvelles structures qui nécessiteraient l'embauche de nouveaux directeurs généraux, la location de nouveaux locaux, l'achat d'équipement de bureau additionnel et quoi encore», poursuit-elle.
12 millions $
Mme Roy estime que cette mesure coûterait au bas mot environ 12 millions $. «Tout ça pour du brassage de structures, alors qu'avec ce montant, on pourrait créer 1200 nouvelles places en garderie!»
L'AQCPE s'inquiète aussi des conséquences du projet de loi sur la répartition des ressources en région. «Avant, les bureaux coordonnateurs pouvaient décider de développer davantage de services dans les secteurs où les besoins étaient plus criants. Maintenant, ce ne sera plus possible, car on prévoit répartir les places également sur le territoire», poursuit Mme Roy.
En plus de craindre que le projet de loi n'amène la création de deux réseaux parallèles, celle-ci estime que le projet de loi sert davantage les responsables de services de garde en milieu familial que les parents.
«Nous n'avons rien contre le fait que ces personnes aient le droit d'association ou qu'elles doivent avoir des conditions d'exercice équitables. Cependant, pourquoi toucher au mandat des bureaux coordonnateurs?» s'interroge la présidente.
L'Association a demandé à plusieurs reprises au gouvernement provincial de revoir cet aspect du projet de loi, mais Johanne Roy déplore ne jamais avoir reçu de réponse. «Je sais que des conseils d'administration évaluent présentement la portée juridique de la décision», conclut-elle.










