Amir Khadir, de Québec solidaire, la chef péquiste Pauline Marois et la leader par intérim de l'ADQ, Sylvie Roy, espèrent ainsi faire fléchir le premier ministre Jean Charest, qui s'oppose à la tenue d'une enquête.
M. Charest estime que les quelque 30 heures d'audiences publiques ont amplement permis de lever le voile sur les causes de la catastrophe.
Or, selon les trois chefs de parti, il n'en est rien. En outre, les déposants ne savent toujours pas pourquoi la Caisse a continué d'acheter pour près de 900 millions$ de papier commercial adossé à des actifs (PCAA) en août 2007, après avoir été prévenue que ce marché était sur le point de s'effondrer.
La Caisse de dépôt et placement du Québec a perdu 40 milliards$ en 2008, 10 milliards de plus que les institutions comparables.
Démarche non-partisane
Pour démontrer que leur démarche est non-partisane, les trois représentants de l'opposition ont signé publiquement la lettre demandant au Vérificateur général Renaud Lachance d'intervenir dans le dossier.
Mais il n'y aura pas d'enquête si le premier ministre, dont le gouvernement est majoritaire, refuse d'apposer sa signature.










