Elle rappelle que transport et aménagement urbain sont des questions indissociables.
«Il faut être créatifs, sortir des sentiers, ne faut pas avoir peur d'oser et tout mettre sur la table», y compris l'idée d'un tramway à Québec, dit-elle, n'en déplaise au maire Labeaume.
Mme Normandeau donne l'exemple du projet privé de Sky Link à Montréal .«Je ne le rejette pas du revers de la main.»
Ce projet vise à relier le Vieux-Port et Saint-Lambert sur la Rive-Sud par un système de télécabines qui passeraient au-dessus du fleuve. Un projet de transport écologique pouvant avoir un impact touristique, ont plaidé ses promoteurs.
«Il faut éviter de condamner des modes de transport en particulier», souhaite la ministre Normandeau. Elle prévient cependant qu'il «faut être réaliste». Ce sera une «question de coûts».
«La mobilité des personnes et des travailleurs sera l'enjeu du XXIe siècle», dit-elle, rappelant l'intérêt de son gouvernement pour l'étude sur le TGV et son engagement envers le transport en commun. «On n'en a jamais fait autant», se félicite-t-elle.
Un jour la fiscalité
La ministre des Affaires municipales pense par ailleurs que la fiscalité pourrait jouer un rôle important dans l'aménagement du territoire.
«Un jour, il faudra s'occuper de fiscalité.» «Il faut une fiscalité originale et plus équitable», croit-elle.
Elle donne l'exemple de «redevances réglementaires», dont pourra profiter Montréal l'an prochain. La possibilité de lever un droit à des fins précises (salubrité, qualité de l'air, etc.), ce qui n'est pas possible actuellement.
Elle s'attend à ce que d'autres villes comme Québec demandent la même chose.
Mme Normandeau assure par ailleurs qu'aucune réflexion n'est en cours sur la possibilité de péages sur les autoroutes de la région de Québec comme outil d'aménagement urbain ou de contrôle des heures de pointe.
On sait qu'il y aura du péage sur la nouvelle autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal.










