Recyclé en animateur télé, le «Résistant de Cacouna» se garde pour le moment de trop commenter l'actualité politique. Il exprime néanmoins le peu de foi qu'il accorde aux coups de sonde qui malmènent la formation qu'il a portée sur ses épaules pendant 14 ans. Un CROP a laissé l'ADQ à 9 % des intentions de vote cette semaine.
«Des sondages, en début de mandat, ça ne veut jamais rien dire», a déclaré M. Dumont au Soleil, hier. «Encore moins pour un parti qui n'a pas de chef. Il n'y a pas un sondeur qui peut m'expliquer comment sonder un parti sans chef. C'est un flou normal pour n'importe quel parti dans une période comme celle-ci.»
Maintenant à l'extérieur de la bulle politique, il voit au quotidien les réactions de l'homme de la rue. «Pour monsieur, madame Tout-le-Monde, l'élection, c'est avant-hier, note Mario Dumont. Ne leur demandez pas s'ils veulent changer de gouvernement. Quand on vit les événements un par un, on a l'impression qu'il est arrivé 800 affaires depuis le vote. On essaie d'accélérer l'actualité.»
Aucun regret
Le chef démissionnaire de l'ADQ a fait ses adieux à la politique active le 8 décembre dernier, soir de la gifle électorale des Québécois à son opposition officielle. Il n'a aucun regret quant à sa décision et referait les choses de la même façon.
«Je suis vraiment rendu ailleurs, assure M. Dumont. Je peux assurer que je n'ai pas l'ombre d'un regret. Autant je suis heureux de mon nouveau défi professionnel, autant je suis fier de ce que j'ai accompli au cours de mes 20 années en politique.»
Dès septembre, l'ex-élu de Rivière-du-Loup animera une émission d'affaires publiques sur les ondes de TQS, Dumont 360, sur laquelle il planche présentement. Un format qui, espère-t-il, plaira à des gens de toutes les allégeances politiques.
Il ne s'impliquera plus activement dans l'ADQ. «J'ai une carrière à la télé, je n'irai pas participer aux débats d'un parti politique», note-t-il. Et il garde ses observations sur l'actualité pour sa propre émission.
«J'ai des opinions et on ne m'a pas embauché pour prétendre que j'ai une absolue neutralité, poursuit-il. Je n'ai pas cette prétention-là. [...] Je ne me suis jamais prétendu journaliste et je n'aspire pas à ça. Je suis un communicateur, un animateur, un interviewer.»
Retour à Montréal
Lui qui n'est jamais parvenu à faire élire un député sur l'Île s'est installé sur la Rive-Sud de Montréal. Une métropole qu'il «connaît par coeur» pour y avoir vécu presque 10 ans. «J'ai beaucoup de plaisir, dit-il. Il reste deux ou trois étapes de notre nouvelle vie à organiser. On va rapatrier après des années enfin tout le monde sous le même toit à chaque soir.»
Un hommage à M. Dumont, auquel les médias ne sont pas conviés, aura lieu ce soir à l'occasion du conseil général de l'ADQ à Québec. Une vidéo doit être diffusée dans laquelle différentes personnes, dont son ami François Pérusse, doivent lui transmettre un mot.











