Les corridors de l'Hôtel Plaza, à Sainte-Foy, seront le théâtre d'opérations de séduction des candidats. Il s'agira pour eux d'un premier vrai test de popularité auprès des adéquistes. Le conseil doit attirer quelque 300 membres du parti.
L'ex-député de Chauveau Gilles Taillon demandera à ses partisans de porter un foulard bleu. Il semble que son organisation ait fait un bon effort de mobilisation.
«C'est une belle occasion de rencontrer des militants actifs et de jaser avec eux», a-t-il fait valoir, hier.
Visibilité
Pour sa part, le député de La Peltrie, Éric Caire, a fait préparer des cocardes - genre de fiche d'identification - que les militants pourront porter dans leur cou pour montrer leur appui. Aussi, des cartons comparables à ceux utilisés pour voter en plénière seront distribués. «À chaque fois qu'il y a un vote, vous allez voir les partisans d'Éric Caire dans la salle», explique l'aspirant chef.
Comme M. Taillon, Christian Lévesque a installé un petit quartier général pour son équipe à l'hôtel. «Les gens préparent l'agenda de la fin de semaine, vérifient les ateliers et on analyse le document de travail pour trouver les angles à des propositions en fonction de notre programme», explique M. Lévesque. Côté visibilité, il opte lui aussi pour la cocarde, mais seulement pour aujourd'hui. Demain, alors qu'il convie les militants à le rencontrer après le conseil, il a fait faire des t-shirts de soutien à sa campagne.
La chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy, ne craint pas que la lutte pour la direction donne lieu à des débordements, même si cela «soulève les passions». L'actuel maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, qui a sévèrement critiqué l'ADQ, sera présent au conseil. Un ex-candidat déchu, Jean-François Plante, qui se dit en réflexion pour la course, doit aussi être à Québec.
«Je pense que si un organisateur, un candidat ou un supporteur se manifeste de façon malheureuse, il va se faire plus mal à lui qu'autre chose», affirme le député de Chauveau, Gérard Deltell, président d'honneur du conseil général.
Outre la date de l'élection du chef, qui sera de toute évidence devancée au mois d'octobre, le scrutin par vote téléphonique payant sera un sujet chaud. Tous les candidats à la direction sans exception se disent inquiets des ratés qu'a déjà connu un système du genre et exigent des garanties.
Le président du comité électoral, Pierre Éloi Talbot, se fait rassurant. Il est possible de croiser par logiciel plusieurs informations ? carte de membres, carte de crédit, liste électorale, adresse - pour contrer les fraudeurs potentiels. Et de faire des vérifications plus poussées, si nécessaire.










