Le député adéquiste en a fait l'annonce, jeudi matin. «Le seul élément douloureux», a-t-il laissé tomber, «c'est qu'il y en a à qui je sais que je fais de la peine», a-t-il glissé à propos des militants qui ont multiplié les pressions sur lui, au lendemain du discours enflammé qu'il a livré au conseil général de l'ADQ, en fin de semaine.
Son collègue Janvier Grondin (Beauce-Nord) fait partie de ceux-là . «C'était mon poulain», a confessé le coloré politicien qui a tenu à accompagner M. Deltell, en point de presse.
«J'aurais bien aimé qu'il se présente. Hier soir, j'étais enchanté [à l'idée de faire campagne pour Gérard Deltell]. Ce matin, je suis déçu.» D'autant que son préféré aurait apporté «de l'air frais» dans la formation qu'a dirigée depuis sa fondation le chef démissionnaire Mario Dumont.
L'élu représentant Chauveau s'est dit «extrêmement serein» par rapport à sa décision. «Je veux continuer de servir comme député»,
a-t-il insisté en faisant remarquer qu'il n'a accédé à l'Assemblée nationale, il y a six mois à peine.
Gérard Deltell a fait valoir qu'il y a déjà trois «excellentes candidatures», celles des ex-élus Gilles Taillon et Christian Lévesque de même que celle du député Éric Caire (La Peltrie). Aucune n'a convaincu Gérard Deltell encore d'adhérer. Il les départagera sur la base des «idées, de la fougue, de la pertinence des débats».
Janvier Grondin partage la même attitude. Il a fait remarquer «qu'il y aura peut-être d'autres personnes qui vont arriver. Puis, on verra le débat aussi, les discours des trois candidats. On peut être très surpris».

















