La chef de l'opposition officielle a rappelé que M. Gignac oeuvrait jusqu'à tout récemment, alors qu'il était au service du ministère fédéral des Finances, à la création d'une commission pancanadienne des valeurs mobilières.
Or, tous les partis représentés à l'Assemblée nationale s'opposent au projet fédéral, y voyant une «intrusion grave» d'Ottawa dans un champ de compétence exclusive du Québec.
En se portant candidat libéral dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys en vue de l'élection complémentaire du 22 juin, M. Gignac a dû tourner le dos au projet sur lequel il travaillait jusqu'au mois dernier.
De fait, l'ancien économiste en chef de la Financière Banque Nationale s'est engagé à défendre désormais la position du gouvernement du Québec dans le dossier des valeurs mobilières, a assuré le premier ministre Charest, en Chambre.
Ce retournement soudain démontre à quel point la loyauté du candidat libéral est douteuse, a soutenu Mme Marois.
«Qui a trahi, trahira», a lancé la chef du PQ, soulevant l'ire des députés libéraux.










