Président du Conseil des aînés, M. Lalande vient de démissionner de son poste, en prétextant un conflit avec la ministre. Or, lettre à l'appui, Mme Blais affirme que c'est une querelle entre M. Lalande et Jean-Louis Roy, le président du Comité national d'éthique du Conseil, qui est à l'origine de son intervention. M. Roy a démissionné de son poste le 6 mars dernier, en déplorant qu'on n'ait pas réuni les conditions nécessaires pour lui permettre de mener son mandat à terme. Dans une lettre adressée alors à M. Lalande, et dont Le Soleil a obtenu copie, il établit ainsi les conditions qui ne sont pas réunies : «nomination par le Conseil des aînés ou votre bureau d'un permanent de haut niveau capable d'assurer la coordination et la cohésion des travaux du comité; clarté quant aux ressources financières qui ont été attribuées au Conseil des aînés par le Conseil du trésor; précision quant au rôle du comité d'éthique dans la préparation et la tenue des États généraux».
La ministre Blais a révélé hier au Soleil qu'elle avait tenté de réconcilier les deux hommes, mais que M. Lalande a remplacé M. Roy par l'ancien député libéral Russell Copeman sans même la consulter ou se donner une chance de régler son différend avec lui. «J'aurais préféré que M. Lalande et M. Roy trouvent un terrain d'entente, mais M. Lalande, le 2 avril, par courriel, m'a signifié qu'il avait nommé Russell Copeman», a-t-elle expliqué.
Dans l'entourage de Mme Blais, on fait valoir que M. Lalande avait pris l'habitude de diriger lui-même le ministère des Aînés sous Carole Théberge, qui en avait plein les bras avec les centres de la petite enfance, et qu'il n'a pas accepté la présence de Mme Blais dans ces dossiers.
Hier, à l'Assemblée nationale, la critique péquiste Lisette Lapointe a accusé le gouvernement de ne pas avoir alloué tout le budget annoncé pour la cause des aînés. Le bureau de la ministre Blais a riposté en après-midi : le rapport annuel 2007-2008 du Conseil des aînés, qui sera déposé sous peu, montre que le Conseil n'a même pas utilisé en totalité le budget de plus de 1 million $ qui lui avait été alloué par le gouvernement. Il n'a dépensé que 907 000 $.











