M. Cannon a aussi dit au diplomate que le Canada s'inquiétait de la situation générale dans la capitale iranienne où les manifestations de protestation contre le résultat de la récente élection présidentielle sont sévèrement réprimées.
Harper condamne la situation
Le premier ministre Stephen Harper a condamné la situation en qualifiant la réaction des autorités iraniennes aux manifestations de «tout à fait inacceptable». Il a exhorté les autorités à cesser immédiatement les actes de violences commis contre leurs propres citoyens et à remettre en liberté tous les journalistes et tous les prisonniers politiques.
M. Harper demande à l'Iran que les journalistes iraniens et étrangers puissent couvrir librement les événements qui se déroulent actuellement. Il réclame aussi une enquête transparente et complète sur les allégations de fraude à l'élection présidentielle qui a vu la victoire du très conservateur Mahmoud Ahmadinejad. Les résultats sont fortement contestés par les partisans de Mirhossein Moussavi.
Note diplomatique
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a aussi indiqué que les diplomates canadiens en Iran avaient envoyé une note diplomatique réclamant de pouvoir rencontrer le journaliste Maziar Bahari.
M. Bahari, un Irano-Canadien, travaille pour la revue américaine Newsweek. Il est détenu depuis dimanche. L'homme serait né en 1967 et a étudié à l'Université Concordia de Montréal où il a obtenu un diplôme en communications.
Newsweek a indiqué que M. Bahari réside en Iran et couvre l'actualité du pays depuis 10 ans.










