«Très franchement, je ne suis pas surprise. Nos sondages étaient toujours dans la marge d'erreur. Les résultats d'hier (lundi) nous donnent à peu près ça», a admis la député de Charlevoix.
Le résultat final n'est pas moins décevant. «Faut le dire, nous avons mis le paquet. Mais le candidat libéral est très connu et bien aimé», dit-elle, même si, selon elle, les mêmes qualificatifs collaient aussi au candidat péquiste défait, Paul Crête.
Tenir la Conférence nationale des présidentes et présidents à Rivière-du-Loup à une semaine du scrutin, voilà ce que signifie notamment mettre le paquet. «Nous avions une organisation à rebâtir. Dans les 15 dernières années, nous avions peu investi dans cette circonscription», signale-t-elle.
«Il y a toutes sortes d'exégèses qui sont en train de se faire. Ce sont des analyses dures ce matin. Je les prends. Et disons que le sondage CROP de la fin de semaine n'était pas innocent», continue-t-elle. Ce sondage donnait cinq points d'avance au PLQ.
Mais là s'arrête les pleurs pour Mme Marois. «Je veux bien en prendre avec ceux qui disent que c'est une défaite du PQ, mais un peu de calme, de là à en faire un grand échec. Nous allons en tirer des leçons pour voir comment on peut faire différent ou un peu plus», se défend-elle.
Elle rappelle que le PQ n'a pas dépassé les 15 % lors des trois dernières élections dans Rivière-du-Loup avant d'atteindre les 38 % lundi.











