La chef par intérim de l'ADQ, Sylvie Roy, a ramené l'exercice à un simple «rebrassage de cartes. Les poids lourds ont déjà quitté», a-t-elle mentionné en faisant allusion au fait notamment que Philippe Couillard a quitté la Santé, l'an passé, et que Monique Jérôme-Forget a démissionné des Finances et de la vie politique, trois mois après l'élection générale du 8 décembre.
«On remanie les cartes, mais sans vision de ce qui va se passer» dans un proche avenir, a indiqué l'adéquiste.
Sylvie Roy s'est offusqué des propos du nouvel élu, Clément Gignac, à propos de son rôle comme haut fonctionnaire fédéral dans le dossier de la création d'une commission des valeurs mobilières pan-canadienne. «Comment peut-il dire qu'il travaillait à quelque chose d'aussi important sans conviction quand il a l'ambition de devenir maintenant le ministre du Développement économique?»
Pour le critique du PQ Bernard Drainville, cette nomination démontre que «ce n'est pas la défense des intérêts qui étouffe Jean Charest. Sinon il n'aurait pas nommé Clément Gignac.»
Le député de Marie-Victorin a fait valoir que le combat contre un tel organisme pancanadien «n'est pas une question partisane. Elle fait l'unanimité à l'Assemblée nationale (pour dire que) le Québec ressortira perdant» si Ottawa réalise son projet. «Ça manque de décence.»
La redistribution des responsabilités n'a pas davantage impressionné Bernard Drainville. «On s'entend que ce n'est pas parce que tu changes ton ministre de chaise qu'il devient plus fort pour autant. Nous persistons pour dire que l'équipe de Jean Charest est faible.
«On peut essayer de maquiller la réalité, mais les faits ont la tête dure. La Caisse de dépôt et de placement affiche des pertes record; le Québec est de retour dans le rouge; et Ottawa nous a pénalisés en nous privant d'un milliard $ en péréquation.»












