«Dès le 13 août, c'est le retour au travail. On doit trouver des locaux et travailler sur les programmes électoraux. On a demandé à nos équipes de prendre leurs vacances avant cette date», dit-il, en entrevue au Soleil. Il fait partie des six députés encore à Ottawa, membres de la première cohorte élue en 1993.
Le député de Montmorency?Charlevoix?Haute-Côte-Nord a beau «trouver que ça ne sent pas les élections», il n'accélère pas moins les investitures.
«Au 15 juin, nous avions 15 investitures de tenues etnous aurons 30 autres au début de septembre avant de reprendre les travaux en chambre», continue celui qui a cette responsabilité de dénicher des candidats.
Pour sa part, le whip confirme qu'il sera sur les rangs pour un septième tour, une investiture qu'il souhaite organiser en septembre avec comme invitée la chef du Parti québécois et collègue dans Charlevoix, Pauline Marois. C'est dire qu'il ne lorgnera pas un siège au provincial, comme Paul Crête, même si son nom revient souvent dans les rumeurs dans Montmorency.
Il sait des élections dès l'automne impopulaires, mais rappelle que «de ne pas vouloir d'élections, c'est appuyer les conservateurs, c'est accepter qu'ils mettent 6 milliards $ dans le secteur de l'automobile, mais rien dans celui forestier et pour les chômeurs», continue le whip, qui reviendra tôt au bureau, soit le 27 juillet.
«Un bonbon au NPD pour sauver ses fesses [de Harper]» ou encore «Ignatieff, qui n'a pas assez d'écart dans les sondages pour obtenir un mandat majoritaire» sont les deux raisons, selon M. Guimond, qui éviteraient la tenue d'élections en 2009.
Mais il ne se berce pas d'illusions. «Ça fait six fois que je suis élu et je n'ai jamais fait mes quatre ans. J'ai même connu trois mandats majoritaires de Chrétien», dit-il, revenant du coup au fil de départ, soit des élections à l'automne 2009!










