Voilà le genre de «cabane» qu'on construit actuellement dans l'Anse-au-Sac. Qui sait, il s'agit peut-être d'un futur voisin de Claude Blanchet et Pauline Marois?
Collaboration spéciale Sylvain Desmeules
C'est à Saint-Irénée, dans le secteur de l'Anse-au-Sac, que le couple Pauline Marois-Claude Blanchet projette d'ériger sa demeure. «Les plans ne sont pas complètement terminés, mais ce sera une maison plus conventionnelle, moins grande, mais où nous pourrons recevoir tous nos enfants», dit-elle.
Ce sont sur des terres appartenant à une société de M. Blanchet qu'on construira la maison. D'ailleurs, Mme Marois avait élu domicile dans un modeste chalet érigé sur les rives du Saint-Laurent, dans le même secteur, lors de son élection complémentaire en septembre 2007. Il s'agit d'un secteur tranquille, un chemin se terminant en cul-de-sac, à l'ouest du village avec vue sur le fleuve.
Au même moment, en 2007, le domaine de l'île Bizard suscitait la controverse. Le quotidien The Gazette alléguait que le terrain avait été obtenu par M. Blanchet en 1992 grâce à ses contacts, doutant par conséquent de la légalité de la transaction. Mme Marois avait dû intervenir pour expliquer et prouver que tout avait été fait dans les règles, invitant même les médias à sa résidence.
Le prix demandé pour cette luxueuse résidence : 8 millions $. «Notre courtier [Sotheby's] a déjà des acheteurs potentiels», confie-t-elle. L'annonce diffusée sur Internet dit ceci : «Véritable havre de paix, cette très élégante propriété aux accents de villa française est située sur un immense domaine en bordure d'une rivière.»
Construite en 1994, la résidence de 12 000 pieds carrés compte huit chambres sur trois étages. Le domaine s'étend sur 41 acres.
«J'ai un peu de peine de m'en départir parce que nous avons eu beaucoup de plaisir à cet endroit, mais en même temps, je suis très heureuse de déménager dans Charlevoix», a continué Mme Marois, ajoutant que depuis que ses quatre enfants sont partis, c'est un peu grand. Elle admet qu'elle aurait pu choisir Québec (où elle possède un appartement), mais elle a préféré Charlevoix et estime qu'il s'agit d'une décision pratique et logique.
Elle a d'ailleurs révélé qu'il était dans les plans du couple, avant même de prendre la décision de retourner en politique provinciale, de se construire une maison à Saint-Irénée. Le chantier ne se mettra en branle qu'au printemps 2010.
Obligation politique oblige, elle conservera un pied-à-terre dans la région de Montréal.











