«Il avait écrit "Merci mon Dieu... le mois de juillet est fini. Il m'en reste rien que deux à faire"», se souvient Karine Bobbitt, 29 ans, jointe hier après-midi à Sept-Îles, où habite une bonne partie de la famille Bobbitt.
Éprouvé par la mort de cinq soldats de Valcartier en juillet et récemment blessé à la main, Christian Bobbitt, 23 ans, était devenu de plus en plus inquiet en Afghanistan et avait hâte de revenir au Québec, soutient Karine Bobbitt.
Selon les membres de la famille auxquels Le Soleil a parlé, le père du caporal Bobbitt, Yvan, était à l'hôpital, où il soignait une pancréatite, lorsqu'il a appris que son fils avait été tué, samedi, et il y était toujours hier.
Parents en désaccord
D'après Karine Bobbitt, le père de Christian Bobbitt n'était pas d'accord avec la décision de son plus jeune d'aller en Afghanistan. Sa mère n'était pas vraiment d'accord non plus, mais souhaitait qu'il suive sa voie.
Le caporal Bobbitt était très proche de ses cousins et ses cousines. Karine Bobbitt aussi s'inquiétait beaucoup pour son cousin depuis qu'il était à Kandahar et était plus ou moins en faveur de la mission canadienne en Afghanistan. Mais elle respectait son choix. «Lui, il allait là-bas pour les bonnes raisons, dans le fond, dit-elle. Il ne s'en allait pas là pour faire la guerre.»
Boute-en-train
Karine Bobbitt se souvient de son cousin comme d'un jeune homme dynamique et boute-en-train qui la faisait beaucoup rire. L'oncle du caporal Bobbitt, Magella Simard, se rappellera lui aussi longtemps d'«un petit gars à son affaire» et déterminé.
En Afghanistan, le brigadier-général Jonathan Vance a affirmé que le caporal Bobbitt, que ses amis appelaient tout simplement «Bob», était un soldat apprécié de ses camarades et qu'il était toujours prêt à aider.
Le caporal Bobbitt laisse dans le deuil sa femme, Félicia, son frère, Jonathan, et ses parents, Yvan et Liane.












