Désamorcer des bombes artisanales, un métier dangereux

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Marc Allard
Le Soleil

(Québec) Les deux soldats de Valcartier qui ont été tués en fin de semaine près de Kandahar faisaient un des métiers les plus dangereux en Afghanistan : trouver et désamorcer des bombes artisanales sur les routes. 

Tragiquement, le caporal Christian Bobbitt et son camarade de Valcartier ont été tués par une bombe artisanale - aussi appelée engin explosif improvisé (EEI) - qu'ils n'ont pas pu neutraliser. Mais leur travail au sein du Génie de combat a permis aux troupes canadiennes et aux civils afghans d'éviter plusieurs bombes sur les routes.

«Ils ont pour tâche d'assister à la mobilité sur un terrain de bataille. Tout ce qui est de passer à travers d'obstacles et tout ce qui est déminage, c'est ces gens-là qui ont cette spécialité», explique le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry.

Techniques changeantes

«C'est sûr que c'est un travail qui n'est pas reposant, qui nécessite une certaine dextérité et des connaissances techniques. Compte tenu de l'environnement [en Afghanistan], c'est aussi quelque chose qui change régulièrement au niveau des techniques utilisées [par les talibans]. D'un autre côté, c'est des gens qui sont entraînés pour faire ce métier», ajoute M. Landry, qui fait partie du Groupe d'étude et de recherche sur la sécurité internationale, à l'Université de Montréal.

Les engins explosifs improvisés constituent la plus importante cause de décès chez les soldats des forces de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Des 127 soldats canadiens tués depuis le début de la mission en Afghanistan, plus de la moitié sont morts à cause de ces bombes artisanales.

Le 14 juin, le caporal Martin Dubé, du 5e Régiment du Génie de combat basé à Valcartier, avait été tué par l'explosion d'une des deux bombes artisanales qu'il tentait de désamorcer. Un policier afghan avait également été tué et un interprète afghan a été blessé lors de l'incident. 

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