Le nouveau candidat libéral n'a pas tenté de cacher son passé souverainiste, lui qui a déjà été membre de l'exécutif de l'Association régionale du Parti québécois de Frontenac. «C'est un changement qui s'est effectué au cours des dernières années. Avec le temps, j'ai pris conscience qu'il était important de travailler ensemble plutôt que de se diviser», a commenté M. Giroux après sa nomination.
«Ouvert et rassembleur»
Le député libéral Denis Coderre, lieutenant québécois du chef Michael Ignatieff, n'était pas peu fier de cette prise. «Marc n'a pas toujours été libéral, il a vécu un cheminement, ce qui démontre que nous sommes un parti ouvert et rassembleur. Nous avons besoin de gens comme Marc Giroux, nous avons besoin de gens comme Claude Morin», a déclaré M. Coderre en faisant référence à l'ex-député adéquiste de Beauce-Sud, qui est lui aussi passé au PLC et fera la lutte à Maxime Bernier en Beauce.
Âgé de 48 ans, Marc Giroux sait à quel défi il s'attaque en affrontant le lieutenant québécois de Stephen Harper. «Dans ma vie, je n'ai jamais pris rien de facile. Au début de ma carrière d'avocat, j'ai lancé mon propre cabinet et quand je suis arrivé chez Granirex, les premières années ont été très exigeantes. J'ai beaucoup de respect pour Christian Paradis, c'est un gars brillant qui vient d'une famille influente à Thetford Mines. Son seul problème est qu'il représente un parti dont les valeurs ne cadrent pas avec celles des Québécois », conclut-il.











