Alors qu'un scrutin automnal semble se profiler, une source influente au sein de l'organisation de la section Québec du PLC a assuré au Soleil que Mme Scherrer «ne fait pas partie des plans». Selon une autre source de la région, les relations entre Mme Scherrer et M. Coderre, qui ne sont pas des plus chaleureuses, expliquent que l'ex-députée de Louis-Hébert soit laissée à l'écart.
«On verra», s'est limité à dire le lieutenant de Michael Ignatieff, peu loquace à ce sujet.
«On va avoir de très bonnes candidatures dans l'ensemble du Québec et dans la grande région de Québec, ça va vraiment très bien, assure M. Coderre. J'ai des gens qui ont de l'intérêt dans tous les comtés.»
Ministre du Patrimoine dans le gouvernement de Paul Martin, Mme Scherrer a été défaite aux élections de 2004 et de 2006. Elle n'a pas voulu se battre pour Stéphane Dion, mais l'arrivée de M. Ignatieff a changé la donne. «C'est certain que pour moi, c'est définitivement plus intéressant, a-t-elle dit au Soleil en avril dernier. Je veux être de la course.»
Il n'a pas été possible de s'entretenir avec Mme Scherrer à ce sujet, mardi.
Le candidat libéral de 2008 dans Louis-Hébert, Jean Beaupré, promet de briguer à nouveau l'investiture dans cette circonscription. «Je serai là», assure-t-il.
Quoi qu'il en soit, les partis d'opposition semblent tous prêts à repartir sur le sentier de la guerre et peaufinent leur rhétorique électorale respective.
«Si on ne veut pas de gouvernement conservateur, il faut voter libéral, dit Denis Coderre. Un vote pour le Bloc contribue à perpétuer un gouvernement minoritaire conservateur.»
Pour le chef du Nouveau Parti démocratique, il n'est pas question d'appuyer le gouvernement Harper lors d'un prochain vote de confiance.
«Il n'y a rien qui nous permet de croire que M. Harper a changé de direction par rapport à l'économie, l'environnement, la guerre, a commenté Jack Layton au Soleil, mardi. [...] Nous serons prêts.»
Le son de cloche est similaire du côté du Bloc québécois. «Nous, on a dit ce qu'on espère du gouvernement et on ne reculera pas non plus», a indiqué Christiane Gagnon, députée de Québec qui entend toujours être sur les rangs.
Pour l'attaché de presse du premier ministre du Canada, les partis d'opposition songent à plonger le pays en élections au «pire moment». «Ce serait la quatrième élection en cinq ans, note Dimitri Soudas. Nous sommes en train de voir une certaine relance de l'économie, les choses semblent s'améliorer, mais on n'est pas sorti de la crise. Appuyer sur les freins en pleine relance mettrait à risque cette relance.»
Incertitude
Dans la région de Québec, l'incertitude plane toujours quant à une éventuelle candidature de Jean Leclerc pour le PLC. Si l'ex-animateur de radio André Arthur décide de poursuivre sa carrière de député fédéral indépendant, tout indique que les conservateurs ne lui opposeront aucun candidat. Une stratégie qui a porté ses fruits l'année dernière, alors que M. Arthur a remporté une victoire serrée.












