Interrogé par Le Soleil pour savoir s'il était favorable à un retour éventuel de Paul Crête après sa défaite à l'élection complémentaire provinciale dans Rivière-du-Loup, M. Duceppe s'est plutôt référé à la décision que devront prendre les militants de cette circonscription bloquiste depuis 1993.
«Je n'ai pas entendu parler que Paul Crête veuille revenir. J'ai d'autres personnes qui ont manifesté leur intérêt. [...] Moi, je ne dis jamais que l'élection peut être gagnée d'avance. Il faut mériter la confiance des électeurs. Le premier ministre a six mois pour annoncer la date de l'élection, mais il pourrait dire que c'est dans deux ans ou...» a commenté le chef politique en tournée régionale jeudi au Bas-Saint-Laurent.
M. Généreux y sera
Que ce soit des élections générales ou une élection complémentaire pour la succession de Paul Crête, le maire de La Pocatière, Bernard Généreux, confirme qu'il défendra les couleurs du parti de Stephen Harper au prochain appel aux urnes.
Au Soleil, M. Généreux a dit que seule une participation directe au pouvoir politique permettrait à ses électeurs de recevoir leur juste part des impôts fédéraux au lieu d'être dans l'opposition perpétuelle.
Au dernier scrutin fédéral, les conservateurs ont terminé au deuxième rang dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, tout juste derrière Paul Crête, réélu pour le Bloc, mais avec une majorité réduite de moitié. M. Crête a été élu la première fois en 1993, puis réélu à cinq reprises en 1997, 2000, 2004, 2006 et 2008.
Le chef bloquiste a visité jeudi le chantier Méridien maritime de Matane pour saluer l'entrepreneuriat de cette PME, mais aussi pour rappeler la nécessité d'une véritable politique maritime pour la construction de bateaux au Canada.
Gilles Duceppe, qui a aussi repris ses grands thèmes sur l'économie, le sort des chômeurs, l'industrie manufacturière, a mis le fardeau de la preuve d'hypothétiques élections fédérales anticipées sur les épaules de Stephen Harper et de Michael Ignatieff.
«Est-ce qu'on va accepter l'inacceptable pour ne pas avoir d'élections? Je ne suis pas sûr que les travailleurs saisonniers seraient contents de cela», a dit le chef des souverainistes québécois à Ottawa.














