Originaire de Québec, le caporal Drouin est décédé le 6 septembre en même temps que le major Yannick Pépin alors que leur véhicule blindé a roulé sur un engin explosif artisanal dans le district de Dand, à 14 km de Kandahar. Il laisse dans le deuil sa conjointe Audrey Beaucage, sa soeur Marie-Claude, son père Marc et sa mère Diane Mac Comeau.
C'est au son de la cornemuse que le cercueil contenant le corps du caporal Drouin, recouvert du drapeau canadien, a fait son entrée dans l'église. La dépouille mortelle a été saluée par la centaine de militaires présents et une vingtaine de membres de l'Association des motocyclistes militaires canadiens.
Honneurs militaires
Plus de 750 personnes ont pris place dans l'église pour la cérémonie lors de laquelle Jean Giroux, représentant la famille, Charles Saint-Pierre, un ami du défunt, le caporal Simon Trudel, le sergent Mario Bénard et le lieutenant-colonel Dan MacIsaac, commandant du 5e Régiment de génie de combat, ont fait l'éloge du militaire décédé à 31 ans.
La cérémonie religieuse traditionnelle, à laquelle assistaient la ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Josée Verner, le ministre provincial du Revenu, Robert Dutil, et le député libéral de Montmorency, Raymond Bernier, était accompagnée des honneurs militaires, soit trois tirs de salve, l'appel aux morts et la remise du drapeau canadien à la famille du soldat.
«Dieu est resté avec lui et l'a invité, au plus profond de lui-même, à continuer avec courage. Son corps est disparu à nos yeux et ses cendres nous rappelleront toujours que nous devrons le chercher ailleurs», a déclaré le prêtre, à la sortie de l'église.
Le sergent Éric Vachon, qui accompagne la famille du caporal Drouin depuis l'annonce de son décès, a tenu à mentionner que les proches du défunt étaient tous très fiers de ce qu'il avait accompli en Afghanistan.
«Jean-François croyait beaucoup à cette mission. Sa famille aussi y croyait, et elle continuera d'y croire. C'est sûr que c'est dur à accepter, que c'est une lourde perte, mais quand quelqu'un se joint à l'armée, on lui demande de faire un travail et chaque soldat croit en son travail», explique le sergent Vachon, qui sera à son tour déployé en Afghanistan dans quelques mois.
«Chaque décès nous touche au coeur. Chaque fois qu'une bombe explose, je pense beaucoup à ceux qui sont décédés et ça nous donne la force de continuer», enchaîne-t-il.
Le lieutenant-colonel Dan MacIsaac, commandant du 5e Régiment de génie de combat dont faisait partie Jean-François Drouin, tenait le même discours. «Cet été, nous avons perdu cinq bons soldats, cinq bons Canadiens dans mon régiment. C'est difficile, mais le moral est assez bon, car nous croyons que c'est une mission importante. Le Canada est un pays riche qui a les ressources pour aider les nations plus pauvres.»
«Ceux qui ont fait plus d'une mission en Afghanistan peuvent constater les progrès réalisés. Mais j'avoue que j'aimerais que nos soldats bénéficient de plus d'appui. J'ai les meilleurs soldats du monde et ils veulent changer le monde!» conclut le commandant MacIsaac.











