Hausses dans la tarification des services publics: le premier verrou saute

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Nathalie Normandeau

Photothèque Le Soleil

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Drummondville) Le gouvernement Charest avancera plus résolument avec son projet d'indexer et de généraliser la tarification des services publics maintenant qu'il a l'appui de ses militants en poche. Le premier verrou vient de sauter.

Tout aurait été plus compliqué si l'idée même d'une tarification accrue des services publics avait été battue au conseil général du Parti libéral du Québec, qui se déroule en fin de semaine à Drummondville.

«Les militants libéraux, c'est la base à partir de laquelle le gouvernement va vraiment pouvoir bouger», a confié un proche des ministres «économiques».

Avant le vote des délégués, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a insisté pour dire que les Québécois n'ont pas le choix de se demander de quelle façon financer les services publics. Pour retrouver l'équilibre budgétaire, il faudra aussi créer plus de richesse et accroître la productivité, a-t-il dit.

L'économiste Luc Godbout, de l'Université de Sherbrooke, a été très clair : «Dire que les prochaines années s'annoncent malaisées pour les finances publiques s'avère malheureusement un euphémisme.» Lui aussi a prévenu qu'il faudra agir tant du côté des revenus que du contrôle des dépenses.

Tout sera une question de dosage, a confié le député Alain Paquet. Il faisait écho à l'autre message beaucoup entendu samedi, celui visant à faire comprendre aux Québécois qu'il ne s'agit pas de virer la maison commune à l'envers.

Avis partagé

Il faudra tenir compte de la capacité de payer des citoyens, ont poursuivi les ministres Nathalie Normandeau et Claude Béchard.

C'est avec un souci semblable en tête que des délégués ont fait ajouter une résolution exigeant que Québec trouve le moyen «d'atténuer» l'effet des modifications tarifaires à venir chez certaines familles.

Par ailleurs, c'est par une très faible majorité (126 à 117) que l'assemblée a voté en faveur de l'instauration «de modestes frais de scolarité au niveau collégial». Probablement trop faible pour que le gouvernement s'y risque, en fait.

L'étude des résolutions se poursuivra aujourd'hui sous le regard attentif du nouveau président du PLQ, Marc Tanguay. Il a été élu alors que plusieurs dizaines de motocyclistes protestaient contre la hausse de leurs primes d'assurance. Un bon exemple de tarification ciblée, a glissé Raymond Bachand.

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