Devant les velléités d'Ottawa de ramener son projet présenté en 2007, le ministre Claude Béchard a brandi, hier, une résolution votée à ce moment-là par l'Assemblée nationale, laquelle s'oppose à toute éventuelle modification qui aurait pour effet de réduire le poids politique du Québec aux Communes.
Le projet conservateur s'appuie sur un principe-phare du parlementarisme, celui de la représentation équitable des citoyens. Il créerait davantage de circonscriptions dans les provinces enregistrant une poussée démographique, comme l'Alberta, la Colombie-Britannique et l'Ontario. Elles obtiendraient plus de sièges aux Communes. Le Québec, lui, n'en aurait toujours que 75. Son poids relatif au Parlement canadien s'en trouverait diminué.
Le projet conservateur porterait de 308 à 340 le nombre de députés à Ottawa. Le niveau de représentation de la députation québécoise glisserait ainsi de 24,4 % à 22 %.
«On a des résolutions de l'Assemblée nationale. On a toujours été très clair. On va se défendre», a déclaré le ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, Claude Béchard, en marge du conseil général du PLQ.
Le Bloc québécois a déjà prévenu qu'il fera de cette question un enjeu électoral lors des prochaines élections canadiennes si le gouvernement fédéral ne bat pas en retraite.
Les cartes électorales sont figées partout. Pas seulement au fédéral, mais aussi au niveau québécois. Les élus de l'Assemblée nationale repoussent depuis des mois l'étude d'un projet présenté par le Directeur général des élections du Québec, qui, s'il était adopté, rayerait de la carte trois circonscriptions électorales (Beauce-Nord, Gaspé et Kamouraska-Témiscouata).?Là , c'est la perte de poids des régions qui pose un problème aux députés québécois.
















