Il revoit à la hausse le nombre d'emplois que ces mesures auront protégés ou créés d'ici la fin de 2010. Ce chiffre passe de 190 000 à 220 000 parce qu'il tient compte, maintenant, de l'aide apportée à l'industrie automobile, concentrée en Ontario.
Lors du dépôt du deuxième rapport, en juin, le gouvernement Harper prétendait avoir engagé 80 % des fonds.
Depuis, l'opposition libérale dit avoir calculé que seulement 12 % des 4 milliards $ promis pour des projets d'infrastructure se sont matérialisés.
Le premier ministre Harper avance des chiffres bien différents.
Dans le discours qu'il a prononcé à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, lundi, il a dit que l'argent du fédéral avait été engagé dans 7500 projets d'infrastructure et que plus de 4000 projets étaient en cours de construction ou de pré-construction.
Comme les deux précédents rapports sur la mise en oeuvre du Plan d'action économique du Canada, les 160 pages de ce troisième tome ne donnent aucune information détaillée ni concrète sur le nombre d'emplois générés ou protégés.
La décision de M. Harper de faire cette annonce à l'extérieur du parlement a été critiquée par les libéraux et les bloquistes, qui y voient un manque de respect. «C'est très typique du gouvernement quant à son approche de la Chambre des communes. Les conservateurs sont antidémocratiques, ils ne tolèrent pas les voix dissidentes, ils tentent de les faire taire», a déploré le député libéral David McGuinty.











