M. Ignatieff doit prendre la parole devant les militants vers 11h, et on se demandait mardi s'il ne serait pas hué par certains fidèles de son ancien lieutenant. Près d'un millier de militants ont été invités à ce congrès qui se voulait une démonstration de force des libéraux au Québec, à la veille d'une possible campagne électorale à l'automne. Le congrès avait d'ailleurs été ramené à une seule journée en raison justement du déclenchement éventuel des élections.
On ignore si Martin Cauchon sera de la partie, compte tenu du bras de fer qui l'a opposé à Coderre, mais on voit mal comment il pourrait ne pas être là. L'organisation montréalaise du parti faisait par ailleurs des pieds et des mains, hier, pour tenter de dénicher un successeur à Pierre Lajeunesse, l'organisateur en chef du parti pour le Québec, qui a démissionné en même temps que M. Coderre.
Deux candidatures compromises
Cette crise au sein du PLC pourrait compromettre la candidature de deux recrues importantes du parti dans la région, dont celle de Jean Leclerc, qui a présidé aux festivités du 400e anniversaire de Québec. M. Leclerc devait donner une réponse finale à M. Coderre vendredi dernier, mais la crise a fait que les deux hommes n'ont pu se parler.
La candidature de Martin Pouliot du 93,3 est également incertaine puisque c'est avec Coderre qu'il avait négocié sa venue en
politique.
La seule consolation des libéraux, dans ce contexte, vient du NPD, qui a reporté le déclenchement d'élections fédérales en annonçant son appui aux conservateurs.
Le parti aura donc plus de temps pour panser ses plaies.














