TGV: volte-face libérale

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Les libéraux de Michael Ignatieff changent leur fusil... (Photothèque Le Soleil)

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Les libéraux de Michael Ignatieff changent leur fusil d'épaule et insistent pour réaliser en un seule phase le train à grande vitesse de Québec à Windsor, à l'image des TGV que l'on trouve en France, notamment.

Photothèque Le Soleil

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Les libéraux de Michael Ignatieff font volte-face sur le projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Windsor. Au lieu de réaliser le projet de plusieurs milliards de dollars en deux phases, ils proposeront de le faire en une seule phase au cours de la prochaine campagne électorale.

«Ce sera fait en une seule phase. C'est impossible de le faire en deux phases. Il faut faire l'acquisition des terrains pour tout le corridor. Il faut commencer tous les tronçons en même temps. Il faut aussi avoir la collaboration des gouvernements du Québec et de l'Ontario», a affirmé, mercredi, le critique libéral en matière de transport, Joe Volpe, lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

En début de semaine, un reportage a fait état de la possibilité que le Parti libéral fédéral propose de relier les villes de Toronto, d'Ottawa et de Montréal dans un premier temps en raison de la rentabilité plus élevée de ces liaisons. Les lignes électrifiées du TGV entre Québec et Montréal et Toronto et Windsor, moins rentables, seraient cons­truites plus tard.

La possibilité de réaliser le train à grande vitesse en deux phases a soulevé l'opposition du premier ministre Jean Charest et du maire de Québec, Régis Labeaume.

«Nous voulons, nous insistons pour que le trajet se fasse de Québec à Montréal, ensuite de Montréal à Toronto. Parce que si on ne le fait pas au départ avec Québec, les chances que ça se fasse un jour sont à peu près nulles. Il le faut absolument. Le gouvernement en fait une question de principe. Le train, ça part de la ville de Québec, notre capitale nationale», a soutenu M. Charest.

Quant à l'échéancier du projet, M. Volpe a laissé entendre que cela dépendra de l'état des finances du gouvernement fédéral, qui se dirige cette année vers un déficit de plus de 50 milliards $. Une des hypothèses serait d'étaler sur plusieurs années la construction des lignes de TGV pour en arriver à un coût de 2 milliards $ par année pendant 10?ans.

Les libéraux fédéraux misent sur l'appui du premier ministre Charest et du premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, au projet de train à grande vitesse. L'hiver dernier, le chef libéral Michael Ignatieff avait exprimé ouvertement son appui au projet de TGV à la suite d'une rencontre avec le maire Labeaume. En plus d'améliorer le transport et de protéger l'environnement, les libéraux font valoir qu'un train à grande vitesse aura un impact majeur sur la création d'emplois et le développement des grandes villes et des régions.

«Ce qui m'attire du TGV, c'est l'impact sur le développement régional sur tout le tracé. Cela va donner une nouvelle vie aux villes et aux régions. C'est cela qui n'est pas dit. Ce n'est pas pour permettre aux hommes d'affaires de voyager plus vite. C'est plutôt l'impact sur le développement régional. Et Windsor a fortement besoin de cela. Et entre Montréal et Québec, cela va donner un coup de pouce majeur», a affirmé M.?Ignatieff.

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