«On ne va pas essayer chaque fois de défaire le gouvernement (...), assure M. Ignatieff. On n'essaie pas de créer des opportunités pour déclencher des élections.»
M. Ignatieff a fait ces déclarations à l'issue de la visite d'une garderie, à Ottawa. Ironiquement, l'exercice ressemblait à s'y méprendre à une activité de campagne électorale. Le chef libéral y a lu une histoire aux enfants, a souri aux caméras entouré d'adorables bambins, y est même allé d'une promesse électorale: un programme national de garderie.
Ce programme serait mis en place plus ou moins rapidement, dépendant de l'état des finances lorsque les libéraux prendraient le pouvoir, a-t-il expliqué, tout en ajoutant du même souffle que les conservateurs ont dépensé jusqu'à «laisser les armoires vides».
Même s'il n'a pas ménagé ses attaques contre Stephen Harper, M. Ignatieff a assuré, lors de son point de presse, qu'il a entendu le message des Canadiens qui, selon lui, ont fait savoir à tous les partis politiques qu'ils ne veulent pas d'élections maintenant.
«Les Canadiens ont clairement dit qu'ils ne veulent pas d'élections (...) et il faut respecter ce que pense l'électorat canadien,» a-t-il conclu.










