«Il faut qu'il y ait des enquêtes. Le problème avec tout ce qui se passe, c'est que ça enlève la confiance des citoyens», a déclaré le maire sortant au sujet des soupçons pesant sur plusieurs partis politiques. «On est totalement d'accord avec une enquête publique. Ça ne peut pas rester de même.»
Régis Labeaume, qui se plaît à répéter qu'il «faut protéger les maires contre eux mêmes», reconnaît toutefois qu'il n'existe pas de «formule magique». «Mais s'il faut changer les règles, que le gouvernement les change.»
Sur la défensive
Sans ces changements, tous les politiciens feront les frais des soupçons. Lui-même a dû se mettre sur la défensive, jeudi, après la publication d'un article du Devoir. On y indiquait que les deux firmes impliquées dans le scandale des compteurs d'eau à Montréal, Dessau et BPR, avaient contribué en 2008 à la caisse électorale d'Équipe Labeaume, pour 4500 $ et 7500 $ respectivement. La journaliste mentionnait ensuite certains contrats décrochés par ces firmes à Québec.
«On fait une relation entre des contributions et des contrats, mais tous les contrats ont été octroyés avant que j'arrive. Je n'étais pas maire», a insisté M. Labeaume, visiblement irrité.
Ce dernier assure que ces contributions n'affectent en rien ses décisions. «On lave plus blanc que blanc. Il n'y a pas un entrepreneur filou qui va nous dire quoi faire à la Ville de Québec parce qu'il contribue à notre parti politique», a dit le candidat à la mairie qui s'est d'ailleurs engagé à dévoiler la semaine prochaine la liste de ses contributeurs pour 2009.
«C'est sûr que les gens contribuent en pensant probablement qu'ils vont avoir des contrats. Mais en ce moment, il y a de l'ouvrage pour tout le monde, il y a à peu près 200 chantiers en ville. Personne ne manque d'ouvrage. Ce qui est important, c'est notre attitude à nous autres», estime Régis Labeaume. En fait, c'est tout près de 400 chantiers de travaux routiers prévus en 2009 à Québec.
Ironiquement, le maire estime que les firmes d'ingénieurs n'ont pas besoin de tenter de courtiser ainsi les politiciens. «Au Québec, il y a quatre ou cinq grosses firmes d'ingénierie. Ces grosses firmes, elles ne contribueraient pas au financement des partis politiques qu'elles auraient des contrats pareil. C'est ça qui est ironique.»
Le maire, qui se plaît à inviter les promoteurs à son bureau pour discuter de leurs projets, assure que «jamais un entrepreneur n'a rencontré le maire pour faire pression sur un contrat».















