Pour l'ADQ, qui a bloqué presque toutes ses demandes fictives, Infoman est passé par une «porte arrière» en «mentant» à une bénévole de bonne foi. Pour M. Dufort, le système était «percé de toutes parts».
Celui qui se plaît à exploiter les failles n'en revient pas d'être parvenu à faire voter Omar Bongo, le défunt dictateur africain. «J'avais donné au complet ma liste de noms fictifs à la radio», soutient-il.
Des irrégularités avec des bénévoles de Caire, un vote fictif... La majorité de M. Taillon ne tient plus qu'à un fil dont il est impossible de démontrer la solidité,?croit M. Dufort.
«Il y a un Louis XIV qui a essayé de voter, et ce n'est pas nous, note-t-il. C'est la preuve qu'on n'est pas les seuls gorlots à jouer avec ça. Quand tu as aussi peu de marge, ça devient invivable.»
«La pire job»
M. Dufort trouve «étonnamment docile» le candidat défait Éric Caire. Il met son abnégation sur le dos de la lucidité. «Il a dû se rendre compte que chef de l'ADQ est à peu près la pire job au Québec avec coach du Canadien», ironise-t-il.
De toute façon, l'ADQ n'a pas les moyens d'une contestation, croit-il. «Même si je leur sors deux autres votes la semaine prochaine, je pense qu'ils en ont plein leur casque. Là, c'est fini, c'est Gilles, achalez-nous plus.»












