Le représentant de Québec solidaire à l'Assemblée nationale est le seul élu québécois à accepter de livrer son opinion sur les revendications du Front commun.
Le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec ne se mouilleront qu'une fois la réponse du gouvernement Charest communiquée aux syndiqués du secteur public. Pour l'heure, le PQ invite simplement les parties à négocier de bonne foi.
Ce que proposent les syndiqués du secteur public est «bon» pour l'économie du Québec, affirme M. Khadir, qui compare leurs demandes d'augmentation salariale à un «plan de relance économique».
«Ce sera de l'argent en plus qu'ils dépenseront dans l'économie d'ici», plaide-t-il.
Le député de Mercier réfute l'argument selon lequel l'état des finances publiques québécoises prive le gouvernement Charest de toute marge de manoeuvre.
Les finances publiques sont le résultat de choix que le gouvernement fait ou ne fait pas, dit-il. Il invite les Québécois à cesser d'écouter les «médecins de malheur», ces économistes alarmistes qui prédisent le pire.
Amir Khadir a peu apprécié les propos de l'économiste Luc Godbout, de l'Université de Sherbrooke, interviewé par Le Soleil, plus tôt cette semaine. «On n'est pas condamné à subir toujours Montmarquette, l'Institut économique de Montréal et compagnie.»
Quels sont les choix que lui-même ferait s'il le pouvait? Comment dégagerait-il de nouvelles marges de manoeuvre?
Il explique qu'il mettrait en oeuvre une politique de redevances sur l'eau. Il imposerait aussi des redevances sur l'extraction minière, lesquelles rapporteraient entre 600 millions $ et 1 milliard $ par année dans les coffres de l'État.
Il suggère par ailleurs au gouvernement de regrouper ses achats de médicaments pour obtenir des économies d'échelle. «La Régie de l'assurance maladie épargnerait entre 1 et 2 milliards $ par année sans faire ni révolution ni nationaliser quoi que ce soit.»
Amir Khadir ajoute que l'État québécois économiserait un autre milliard de dollars s'il faisait cesser la collusion dans l'industrie de la construction et des grands travaux d'infrastructures.
Il rappelle en outre que des milliards dorment dans des paradis fiscaux et des banques suisses.
«Il existe des moyens différents de concevoir l'économie, de parvenir à l'équilibre budgétaire et d'assurer une meilleure prospérité pour tous.»











