Faites de Cyberpresse votre page d'accueil
  • PLAN DU SITE | 
  • FIL RSS | 
  • Ouvrir une session | 
  • S'inscrire

cyberpresse

  • Vancouver 2010 |
  • Concours | 
  • Petites Annonces | 
  • Emplois | 
  • Abonnement aux quotidiens
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinema
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Dossiers
  • Environnement
  • International
  • Opinions
  • Photos
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage

Le Soleil

  • Actualités |
  • Affaires |
  • Arts et spectacles |
  • Dossiers |
  • L'actualité en images |
  • Opinions |
  • Photos |
  • Sports |
  • Vivre ici |
  • Vidéos
    • Accueil >
    • Le Soleil >
    • Actualités >
    • Politique
    • > C'est Montréal qu'on assassine

C'est Montréal qu'on assassine

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

  • Partager
    • facebook
    • twitter
    • del.icio.us
    • Google

Du même auteur

  • Le super quiz du Super Bowl
  • Qui a tué l'enquête publique?
  • Ceci n'est pas une critique du Carnaval
  • Les cancres de la finance
  • Comment réussir ses excuses publiques
Les trois candidats à la mairie de Montréal,... (La Presse, André Pichette)

Agrandir

Les trois candidats à la mairie de Montréal, Richard Bergeron, Louise Harel et Gérald Tremblay, lors du débat des chefs du 19 octobre dernier.

La Presse, André Pichette

Jean-Simon Gagné
Le Soleil

(Québec) Un maire qui craint pour la sécurité de sa famille. Des fonctionnaires qui ont peur. Des enveloppes bourrées d'argent qui circulent. Des appels d'offres truqués. Des entrepreneurs tabassés par des gros bras du crime organisé. Non, vous n'êtes pas tombés dans une mégapole exotique du Sud. Ni même dans un mauvais film de mafia. Bienvenue à Montréal, la métropole du Québec, en 2009.

L'image vaut mille mots. On y voit le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et sa grande rivale, Louise Harel, qui arpentent un trottoir affublés de verres fumés, brandissant chacun une canne blanche d'aveugle. «Nous ne savons rien. Nous n'avons rien vu. Nous ne pouvions rien voir», semblent répéter en choeur les deux rigolos. La caricature, conçue par un étudiant en design de l'UQAM, fait partie d'un projet dont le nom résume parfaitement la campagne électorale qui s'achève : «SOS Montréal».

SOS Montréal. Sur le terrain, ces jours-ci, les candidats rencontrent des électeurs complètement déboussolés. En état de choc. «Les gens veulent discuter. Le porte-à-porte se révèle plus long que d'habitude. Tout le monde est mêlé», confirme un candidat dans Rosemont. Normal. Après des mois de révélations embarrassantes, la démocratie municipale ressemble à un champ de ruines. Un jour, on apprend que le maire d'un arrondissement a voyagé au Portugal au frais d'un entrepreneur. Le lendemain, on découvre qu'un responsable du financement du parti de Gérald Tremblay prélevait 3 % sur tous les gros contrats attribués par la mairie.

On a comparé la campagne à une bataille de boue. À un match de lutte au cours duquel les joueurs se lanceraient des ordures. Mais à la fin, il y a peut-être saturation. Overdose de scandales. La semaine dernière, La Presse révélait le climat d'intimidation qui entoure l'attribution de certains contrats. «Laisse tomber le prochain appel d'offres, c'est pas pour toi», con­seille une voix anonyme, au téléphone, à ceux qui auraient envie de proposer leurs services. Et gare à ceux qui choisissent d'ignorer le con­seil. Au moins trois entrepreneurs ont été passés à tabac au cours des derniers mois.

N'importe où ailleurs, ce genre de nouvelle provoquerait un véritable électrochoc. D'autant plus que le magouillage a un prix : en moyenne, les factures gonflent de 20 %. Mais ici, le scandale est devenu banal. Le maire, Gérald Tremblay, ressemble à un épi de blé solitaire, miraculeusement épargné par la moissonneuse, au milieu de la plaine. Bon nombre de ceux qui l'entouraient ont été fauchés par les scandales. Mais il en faudrait davantage pour l'ébranler. «Je ne savais rien. Je n'avais rien vu. Je ne pouvais rien voir», répète-t-il en substance.

Madame Propre éclaboussée

Dans les circonstances, l'ancienne ministre du Parti québécois, Louise Harel, pensait peut-être qu'elle aurait la partie facile. Le rôle de Madame Blancheville, volant au secours de la ville en détresse, semblait lui aller comme un gant. Au point de faire oublier qu'elle se trouvait à la tête de Vision Montréal, l'ancien parti de Pierre Bourque, associé à la droite populiste. Mais tout a changé après une série de révélations sur les liens entre son bras droit, Benoit Labonté, et plusieurs entrepreneurs louches. Depuis, Mme Harel se retrouve dans le rôle inconfortable de l'arroseur arrosé. Au point d'emprunter des pans entiers du discours du maire Tremblay. Répétez avec elle. «Je ne savais rien. Je n'avais rien vu. Je ne pouvais rien voir».

Louise Harel apparaît aussi handicapée par son impopularité chez les anglophones. Mme Harel, aux yeux de beaucoup d'anglophones, c'est l'indépendance du Québec. Mais c'est aussi Mme Fusion municipale. Pas le diable en personne, mais presque. «Je n'ai jamais vu une élection comme ça», confie Josh Freed, chroniqueur bien connu au journal The Gazette. «Aucun vote ne fait vraiment du sens. Vous avez le choix entre une souverainiste qui veut centraliser la ville, Louise Harel, et un maire qui ferme les yeux, Gérald Tremblay. Quant au troisième candidat, Richard Bergeron, personne ne le connaît vraiment. Nous votons dans le noir, presque en aveugles.»

Josh Freed compare cette campagne à un tremblement de terre, qui serait suivi par un nombre incalculable de répliques. Les gens ne sont pas naïfs, continue-t-il. Ils savent tous que la politique possède ses petits côtés malpropres. Mais il y a des limites. Nous sommes nombreux à regarder tout cela avec une horreur grandissante.»

Le troisième larron

Les scandales en cascade ont tellement remué l'opinion dans tous les sens que le résultat de dimanche est devenu totalement imprévisible. Aujourd'hui, même l'impensable est devenu possible. Richard Bergeron et son parti Projet Montréal, à qui les sondages concédaient moins de 10 % des suffrages au début de l'été, pourraient accéder à la mairie. Après tout, M. Bergeron est le seul chef qui n'ait pas été éclaboussé par les scandales. Autant dire qu'il ne passe pas le plus clair de son temps à tenter de s'extraire de la fange et de la graisse de rôti...

En écoutant les discours de Richard Bergeron, on peut s'amuser à imaginer à quoi la campagne de cette année aurait pu ressembler sans les scandales. M. Bergeron parle d'endettement, de tramway, de con­gestion automobile. «Savez-vous que dans la grande région de Montréal, entre 2002 et 2008, 79 % des investissements immobiliers ont été effectués dans les villes de banlieue? D'ici 2013, si la tendance se maintient, savez-vous que 70 % des nouveaux logements vont se construire en banlieue?» demande-t-il.

Au fil des semaines, Richard Bergeron s'est un peu débarrassé de l'image d'illuminé qui lui collait à la peau. Promis, juré, il ne dira plus que les attentats du 11?septembre 2001 constituaient un complot des États-Unis contre eux-mêmes. M. Bergeron joue désormais la carte de la respectabilité. Surtout qu'il peut compter sur la présence à ses côtés du juge John Gomery, celui-là même qui a enquêté sur le scandale des commandites. «Ne me craignez pas. Ne craignez pas Projet Montréal», a-t-il répété à la Chambre de commerce, mardi dernier.

Mais en attendant, le candidat Bergeron lui-même n'a pas l'air particulièrement rassuré. Signe des temps, il est désormais accompagné d'une escorte policière...

On dirait le Sud

Difficile d'expliquer comment Montréal a pu tomber aussi bas. Pour Anne Latendresse, professeure de géographie à l'UQAM, le sous-financement des villes con­stitue une partie du problème. «Le financement des municipalités repose sur la taxe foncière, explique-t-elle. Les dirigeants sont enclins à favoriser le développement immobilier pour accroître leurs revenus. Ça encourage l'étalement urbain. Ça avantage aussi les promoteurs. Au moins, si on permettait aux municipalités de se financer autrement, disons avec les revenus de la taxe de vente, les municipalités seraient moins dépendantes des promoteurs.»

Pour d'autres, Montréal et le Québec sont victimes de leurs tranquilles certitudes. «Nous avions l'impression que la corruption était derrière nous, explique Yves Boisvert, spécialiste de l'éthique à l'ENAP. Alors on a peut-être pris tout cela à la légère. Mais plus on se désintéresse de la corruption, et plus cette dernière s'installe en douceur. Il faut se rendre à l'évidence. Nous sommes comparables à des pays de l'hémisphère Sud, qui sont souvent cités pour des affaires de corruption.»

«Qu'est-ce qui justifie que le gouvernement du Québec ait refusé d'intervenir, depuis un an, alors que sa métropole se liquéfie dans les scandales?» s'indigne Yves Boisvert. Selon lui, ceux qui pensent qu'il s'agit uniquement d'un problème montréalais se bercent d'illusions. Surtout que la relance de l'économie québécoise repose en bonne partie sur d'énormes travaux d'infrastructures. De quoi aiguiser bien des appétits. «C'est une époque charnière de remise à neuf», rappelle-t-il.

Déjà, comme pour lui donner raison, plusieurs partis politiques provinciaux et fédéraux ont été associés aux acteurs des scandales montréalais. Et puis, il a cet avertissement, lancé par Benoit Labonté, l'ancien bras droit de Louise Harel. «Le financement politique populaire, au Québec, c'est une fiction. C'est un système hypocrite. [...] Il y a un cancer généralisé en politique au Québec.» 

  • Imprimer

Partager :

  • facebook
  • twitter
  • del.icio.us
  • Google
Qu'est-ce?

Le partage de signets

Le partage de signets est une façon pour les utilisateurs d'internet d'archiver, d'organiser, de partager et de chercher des signets (ou favoris) de pages Web. Les utilisateurs n'ont qu'à sauvegarder les liens des pages Web qu'ils veulent retrouver facilement ou partager avec des amis ou des personnes ayant des intérêts similaires.

Ainsi, si vous trouvez un article intéressant sur le site de Cyberpresse.ca et que vous voulez le sauvegarder pour une référence future ou le partager avec d'autres, vous n'avez qu'à cliquer sur un de ces liens pour l'ajouter à votre liste. L'accès à ces sites est gratuit, mais vous devez vous inscrire.

  • Retour
  • Haut

Recherche :

Enrichi par Live Search Live Search

publicité

Aujourd'hui sur Cyberpresse

  • [ Hockey ]

    Gorges: «Bob m'a apporté confiance et réconfort»

    Il n'y a pas eu de grand épanchement dans... »

  • [ Justice et faits divers ]

    L'enquête sur le colonel Williams s'élargit

    Alors qu'elle poursuit son enquête sur le... »

  • [ Musique ]

    Via P2P, les Québécois téléchargent québécois

    L'étude d'un site P2P québécois démontre... »

  • [ À découvrir ]

    Le quiz sports de la semaine

    10 questions sur l'actualité sportive »

  • [ Canada ]

    Sept visages de Vancouver

    Ce qui est franchement chouette, à... »

  • [ Santé ]

    Récidivistes de la malpropreté

    Au Québec, certains restaurants sont... »

Précédent Suivant

publicité

Les plus populaires

  • Dernière
    heure
  • Dernier
    jour
  • Dernière
    semaine
Accusations d'ingérence: Paradis jure qu'il ne savait rien
Patrick Roy: «La famille Molson aura des décisions à prendre»
Disparitions à Montréal: la voiture aurait été retrouvée à Laval
L'est des États-Unis essuie une nouvelle tempête
Plekanec: «Les négociations n'ont pas vraiment commencé»
Disparitions à Montréal: la voiture aurait été retrouvée à Laval
Récidivistes de la malpropreté
L'enquête sur le colonel Williams s'élargit
Gainey: «J'ai fait de mon mieux»
Le commandant de la base de Trenton accusé de deux meurtres
Gainey: «J'ai fait de mon mieux»
Jack Layton atteint d'un cancer
100 millions perdus dans une secte
Le commandant de la base de Trenton accusé de deux meurtres
«Snowpocalypse»: deux morts et des milliers de foyers sans électricité

Tous les plus populaires
sur Cyberpresse.ca
»

Contribuez »

Vous avez assisté à un événement d'intérêt public

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Les plus populaires du jour

lapresseaffaires
  • Le prix de ce couvercle? Confidentiel!
  • Wall Street sous les 10 000 points
  • Des ingénieurs témoins de favoritisme dans la construction
moncinema
  • Charlie Sheen accusé d'agression
  • Montréal veut croire au retour des tournages américains
  • Sortie réussie pour Les sept jours du talion
moncinema
  • La course aux matériaux et aux couleurs
  • Contribuer à revitaliser le quartier
  • Un canapé pour fêter les 50 ans des Clubs Playboy
monvolant
  • Toyota rappelle 437 000 hybrides, dont 3300 au Canada
  • Lueur d'espoir pour Villeneuve? Le volant de Petrov est menacé
  • Nouvelle mise en garde des États-Unis envers Toyota
technaute
  • Le Nexus One reçoit un appui de taille
  • Le Macworld s'ouvre...sans Apple
  • Gmail deviendra social
Tous les plus populaires sur Cyberpresse »
 
Tous les plus populaires sur Mon Toit »
Tous les plus populaires sur Mon Volant »
Tous les plus populaires sur Technaute »

À découvrir sur le réseau Cyberpresse

Télévision et radio

Les Invincibles français, une copie conforme sauf pour...

Plus sur Télévision et radio »

Mobilier

Un canapé pour fêter les 50 ans des Clubs Playboy

Plus sur Mobilier »

Recettes

La tarte ou l'art du réconfort

Plus sur Recettes »

Jacques Duval

Toyota rattrapé par son image

Plus sur Jacques Duval »

France

À Paris avec Claude Legault

Plus sur France »

image title
Fermer
  • Recevoir vos nouvelles
  • Mobile
  • Infolettres
  • Fils RSS
  • Widgets
  • Détente
  • Caricatures
  • Casse-tête
  • Concours
  • Guide télé
  • Horaire cinéma
  • Horoscope
  • Magazine XY
  • Mes Vacances
  • Mots croisés
  • Quiz
  • Sudoku
  • Services
  • Météo
  • Nécrologie
  • La librairie
  • Emplois

  • Petites annonces
  • Autos usagées
  • Dans nos quotidiens
  • Sur le web
  • Immobilier
  • Abonnement
  • Quotidiens
  • Versions électroniques
  • Club Privilèges

  • Archives
  • Archives
  • Archives payantes
  • Cyberpresse-écoles
  • Nos quotidiens
  • La Presse
  • Le Soleil
  • Le Nouvelliste
  • Le Quotidien
  • La Tribune
  • Le Droit
  • La Voix de l'Est
  • Réseau Cyberpresse
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinéma
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Dossiers
  • Environnement
  • International
  • Opinions
  • Photos
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage
  • Abonnez-vous à nos infolettres |
  • Foire aux questions |
  • Contactez-nous |
  • Carrières chez nous
  • Cyberpresse en page d'accueil |
  • Conditions d'utilisation |
  • Politique de confidentialité |
  • Annoncez sur Cyberpresse

© 2000-2010 Cyberpresse inc., une filiale de Gesca. Tous droits réservés.