Le nouveau chef de l'ADQ Gilles Taillon a indiqué vendredi matin au Soleil qu'il y a «beaucoup de faussetés» dans l'information véhiculée jeudi soir, par le réseau TVA. Il refuse de commenter plus avant, mais note qu'il n'était «absolument» pas au courant de l'affaire.
Dans le reportage télédiffusé, la voix enregistrée du président du parti, Mario Charpentier, relate l'importance de trouver 25 000 $ pour le clan Taillon. Il indique avoir lui-même versé 6000 $ à travers deux chèques, l'un à son nom et l'autre à celui de sa femme.
L'ADQ doit clarifier la situation vendredi après-midi. Selon nos informations, il sera annoncé que l'enregistrement est celui d'une boîte vocale et que l'appel a été fait avant que la neutralité soit imposée par le parti au président. Il semble que les chèques de M. Charpentier n'auraient jamais été encaissés.
Une version que tend à confirmer le président du comité électoral, Pierre-Éloi Talbot, qui a discuté avec M. Charpentier en avant-midi. M. Talbot ne voit pas en quoi la situation le concerne puisque les règles de la course - à différencier de celles exigées des officiers par le parti - n'interdisent pas au président d'aider un candidat. «Cela ne me concerne pas», indique M. Talbot.
Il n'a pas encore été possible de parler avec Éric Caire, l'aspirant chef défait de peu par M. Taillon, qui réfléchit toujours à son avenir au sein de l'ADQ. Jeudi, son bras droit, Richard Merlini, a appelé à la démission du président Charpentier.
Pour l'autre candidat défait, Christian Lévesque, il importe que cette situation soit «tirée au clair» par l'exécutif du parti.
Éminence grise du parti, Jean Allaire ne sent pas que l'ADQ est au bord de l'éclatement. Il appelle par contre les adéquistes déçus par le résultat de la course à ne pas faire en sorte que le parti aille de plus en plus mal.












