Le défi des partielles de lundi: faire sortir le vote

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Les candidats Marcel Catelleier (Parti libéral du Canada), Nancy Gagnon (Bloc québécois), François Lapointe (Nouveau Parti démocratique) et Bernard Généreux (Parti conservateur)

 

Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Des élections partielles fédérales ont lieu dans quatre circonscriptions lundi, dont deux au Québec. Le principal défi sera de convaincre les électeurs d'aller voter, huit jours seulement après qu'ils se sont rendus aux urnes pour les élections municipales.

Le Bloc québécois doit défendre les circonscriptions d'Hochelaga, à Montréal, laissée vacante par Réal Ménard qui est désormais maire de l'arrondissement municipal d'Hochelaga-Maisonneuve; ainsi que celle de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, où Paul Crête est parti afin de tenter sa chance pour le Parti québécois.

Dans ces deux circonscriptions, la formation de Gilles Duceppe l'avait emporté avec une large majorité aux élections générales l'an dernier. Malgré tout, ses deux nouveaux candidats ont dû mettre les bouchées doubles au cours du mois pour tenter de convaincre les électeurs.

«Cette fois-ci, il faut dire qu'il y avait une difficulté supplémentaire», a expliqué le leader parlementaire bloquiste Pierre Paquette. «C'étaient les élections municipales. Ç'a créé quand même beaucoup de confusion et ça oblige les gens à beaucoup d'efforts au plan politique de suivre deux débats de façon parallèle», a-t-il estimé.

C'est justement une ancienne adjointe de M. Paquette, Nancy Gagnon, qui porte les couleurs bloquistes dans la circonscription du Bas-du-Fleuve. Elle affronte une figure connue dans la région, l'ancien maire de La Pocatière, Bernard Généreux, qui a martelé au cours de sa campagne qu'un député conservateur de plus à Ottawa permettrait aux gens de la région d'obtenir leur juste part de l'argent fédéral.

Jacques Demers en appui

Sur le même thème, M. Généreux a d'ailleurs eu la chance de se faire donner un coup de main de la part de l'ancien entraîneur du Canadien de Montréal, le sénateur Jacques Demers, récemment nommé à la Chambre haute par Stephen Harper. L'analyste sportif a accepté de prêter sa voix à un message qui a résonné dans les téléphones des électeurs de la circonscription afin de les inciter à voter pour le candidat conservateur. «Comme entraîneur, quand ça compte, c'est sur la glace que je veux avoir mes meilleurs joueurs, pas dans les gradins. En votant pour Bernard, vous donnez enfin le pouvoir d'agir», lançait Jacques Demers dans son message préenregistré.

Lors des élections d'octobre 2008, le Bloc l'avait emporté avec 6500 votes de plus que son adversaire conservateur.

Dans Hochelaga, même si ce sont les libéraux qui ont fait le deuxième meilleur résultat aux dernières élections générales, ce ne sont pas eux qui se sont retrouvés dans la ligne de mire des bloquistes, mais plutôt les néo-démocrates. C'est que le Bloc a mal digéré les attaques envers son candidat vedette, Daniel Paillé, ancien ministre provincial sous Jacques Parizeau. Les néo-démocrates ont en effet placardé la circonscription montréalaise d'affiches de faux chèques conservateurs de la somme de 750 000 $, signés par Stephen Harper à l'intention de M. Paillé, afin de rappeler aux électeurs que ce dernier a déjà été embauché pour produire un rapport pour le gouvernement conservateur.

Les bloquistes ont répliqué avec des autocollants soulignant que certains députés néo-démocrates ont voté en faveur d'un projet de loi pour abolir le registre des armes à feu cette semaine, un registre appuyé par une majorité de Québécois. Ils espéraient ainsi faire du tort au candidat néo-démocrate Jean-Claude Rocheleau, président d'une section des Travailleurs unis du pétrole.

Ailleurs au Canada, le parti de Jack Layton défend son siège de New Westminster-Coquitlam, en Colombie-Britannique, en tentant de faire élire Fin Donnelly pour remplacer Dawn Black. Aux dernières élections, Mme Blackl'avait emporté avec seulement 1500 voix de plus que le candidat conservateur.

En Nouvelle-Écosse, dans la circonscription de Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley, les électeurs votent pour remplacer l'indépendant Bill Casey, ancien conservateur ayant claqué la porte du parti de Stephen Harper en 2007. En 2008, il avait été réélu avec près de 70 % des voix, dans cette circonscription à la longue tradition conservatrice. Scott Amstrong est le nouveau candidat conservateur.

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