Lancée le jour même des élections partielles, qui se tiennent dans quatre circonscriptions du pays, et notamment dans celle du Bas-Saint-Laurent, cette nouvelle campagne publicitaire a grandement déplu aux bloquistes, qui demandent qu'enquête soit faite.
Selon le Bloc, en se faisant passer pour la députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon, la dame entendue dans le message enregistré demande par téléphone aux électeurs de voter pour la candidate bloquiste de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Nancy Gagnon, et les invite à appeler à ce qui s'avère être le numéro de télécopieur du bureau de la députée de la capitale provinciale.
Mais aux dires de plusieurs citoyens, qui ont appelé à partir de 10h lundi matin aux quartiers généraux du Bloc dans la circonscription pour se plaindre, le message enregistré est fait «de façon hésitante et non professionnelle» et «laisse une impression négative sur la candidature» de Nancy Gagnon.
Le président du Bloc, Hugues Belzile, a donc déposé une déclaration sous serment à la police, lundi après-midi, accompagné de Christian Gagnon. M. Belzile souligne, dans le document, que le parti n'utilise pas de messages enregistrés et que le bureau de la députée n'a pas été utilisé pour faire du travail partisan.
Le parti a aussi présenté une plainte à Élections Canada.
Pas d'accusation
Dans les rangs bloquistes, on refuse d'accuser ouvertement le Parti conservateur, mais on souligne que les troupes de Stephen Harper sont les seules à avoir recours aux messages enregistrés.
Du côté du Parti conservateur, on a justement souligné que le parti avait fait usage des messages enregistrés à uniquement deux reprises lors de la campagne électorale, soit pour transmettre une déclaration du candidat lui-même et lorsque le sénateur Jacques Demers a tenté de rallier les électeurs.
Les insinuations du Bloc québécois ne sont que de la petite politique et le parti n'a rien à avoir avec l'enregistrement dénoncé par les bloquistes, a insisté Véronique Renaud, l'attachée de presse de Bernard Généreux, le candidat conservateur.










