Plusieurs personnes ont mentionné mardi que le trésor adéquiste pourrait difficilement se permettre une nouvelle lutte échelonnée sur plusieurs mois. Le directeur général du parti, Jean L'Écuyer, confesse que la formation est endettée, sans dire l'ampleur de la créance.
François Bonnardel, chef parlementaire, évoque la possibilité qu'un couronnement soit la seule avenue. «Ce sera une décision du parti, dit-il. Est-ce qu'on a le temps, les moyens, pour repartir sur un processus de six mois? Ça peut être difficile, j'en conviens. [...] Si c'est un couronnement, bien, ce sera un couronnement.»
Il a refusé de s'avancer quant à son propre intérêt, lui qui s'est retiré à la faveur de Gilles Taillon il y a quelques mois. Gérard Deltell, député de Chauveau, préfère ne pas faire de commentaires pour le moment. Croisé dans les couloirs de l'Assemblée, Janvier Grondin, député beauceron, un fervent partisan de M. Deltell, a écarté les bras. «Vous connaissez mes convictions», a-t-il laissé tomber, dans un bref échange
Rencontre devancée
Lors de l'annonce de sa démission, le chef Gilles Taillon s'est plutôt référé aux règles qui régissent la formation. «Je reste chef jusqu'à ce que le parti nomme un nouveau chef au suffrage universel des membres, tel que le prévoit notre constitution», a-t-il affirmé.
Il reviendra à l'exécutif de l'ADQ, une trentaine de personnes, de statuer sur la meilleure façon de procéder. La prochaine rencontre, prévue pour le 18 novembre, sera devancée de quelques jours.
Outre les considérations financières, d'autres plus humaines doivent être prises en compte. Le député démissionnaire de l'ADQ, Éric Caire, est celui qui l'a le mieux résumé. «Je ne sais pas comment le parti pourrait s'en sortir avec une autre course au leadership, a-t-il commenté. La première nous a pratiquement détruits. Je ne vois pas comment une deuxième pourrait être salvatrice.»














