«Il y a un an, quand j'ai décidé de m'engager en politique, je suis allé candidat ADQ dans la circonscription de Chauveau. J'ai succédé à Gilles Taillon. Un an plus tard, c'est possible que ce soit la même chose», a-t-il affirmé, mercredi, après avoir déposé 7224 lettres d'appui pour changer le nom de l'autoroute Henri-IV pour celui d'autoroute de la Bravoure.
«Il y a des gens qui souhaitent que le chef soit un chef par consensus et j'ai cru remarquer que beaucoup de gens ont pensé que je serais le type de la situation. Je prends ça en compte. Je suis en réflexion par rapport à ça», a-t-il dit.
M. Deltell entend prendre une décision assez rapidement quant à la direction de l'ADQ. «C'est clair que ça ne tardera pas, mais ce ne sera pas une décision à brûle-pourpoint. Ça demande réflexion. Ce ne serait pas sérieux de ma part d'agir comme ça», a-t-il soumis.
L'ex-journaliste du réseau TQS n'est pas favorable à la tenue d'une nouvelle course à la direction de l'Action démocratique du Québec. «Je suis très sensible au fait que plusieurs gens estiment qu'un couronnement serait le chemin à suivre», a-t-il répondu.
Retour au bercail
Il souhaite également le retour au bercail adéquiste des députés démissionnaires Éric Caire et Marc Picard. «Ce sont des gens que je respecte beaucoup, que j'aime beaucoup. Ce sont des gens qui m'ont aidé», a-t-il dit.
Le député ne croit pas que la relance du parti dirigé par Mario Dumont pendant de nombreuses années soit irréaliste. «Quand je suis arrivé à l'ADQ dans Chauveau en 2008, c'était pour le moins modeste, mais maintenant, je regarde en avant pis j'ai gagné.»
M. Deltell a vanté les mérites de son parti et a fermé la porte à une défection. Il s'est donné aussi les allures d'un chef par ses déclarations. «Je persiste à dire que les meilleures idées, c'est nous qui les avons. Je lance un appel à ceux qui estiment qu'un véritable gouvernement responsable de centre-droit, qui a le courage de prendre des décisions difficiles pour l'avenir du Québec [...] c'est à l'ADQ que ça se passe», a-t-il dit avec ferveur.
Par ailleurs, il n'est pas prêt à qualifier de vengeance l'annonce faite, mercredi, par le chef démissionnaire, d'une possible enquête policière sur les finances du parti. «J'ai été très surpris que M. Taillon fasse une annonce publique comme ça. Lors du caucus, il nous en avait parlé. On parlait d'inquiétude, de situations inquiétantes. C'est là où on en était à ce moment-là», a-t-il raconté.
«Si jamais des irrégularités ont été commises, on ne peut pas endosser ça. Ça n'a pas sa place en politique», a ajouté M. Deltell.
Il n'est pas d'avis que les démissions de messieurs Taillon, Caire et Picard et la possibilité d'une enquête policière ont porté un coup fatal à l'ADQ. «On verra la suite des événements. On prend acte de la situation», a-t-il dit.















