«Cette réforme proportionnelle est plus nécessaire que jamais», a fait valoir, mercredi, le seul élu de Québec solidaire à l'Assemblée nationale. L'argument traditionnel veut qu'un mode de scrutin proportionnel permette une adéquation plus juste entre le pourcentage des voix obtenu par les formations politiques et leur représentation parlementaire - voire qu'il favorise la participation électorale.
M. Khadir a ajouté un nouvel argument. «Le système vise à maintenir un équilibre et à assurer une alternance entre deux grands groupes, a-t-il dit. Pour les corrupteurs, c'est plus facile d'identifier les pommes pourries au sein de ces appareils, qui se maintiennent au pouvoir, ou proches du pouvoir, avec les conséquences graves que l'on sait aujourd'hui.»
Rien sur le radar
La réforme de la Loi électorale que prépare le ministre Claude Béchard ciblera le financement des partis politiques et la carte électorale. Le Soleil a révélé la semaine dernière qu'elle ne contiendra rien sur quelque élément de proportionnalité que ce soit.
Sur le radar gouvernemental, il ne reste rien de ce dossier, qui a alimenté bien des débats ces dernières années. Les libéraux et les péquistes reconnaissent que le mode de scrutin uninominal à un tour crée parfois des distorsions. Ils voient cependant d'un mauvais oeil une proportionnelle qui favoriserait l'élection de gouvernements minoritaires et la formation de coalitions.











