À l'Assemblée nationale, mardi, la députée péquiste Agnès Maltais a accusé le gouvernement fédéral de tenter de «se dérober à ses obligations» par une «entourloupette juridique». Elle a sommé Québec de prendre «fait et cause pour les citoyens» de la municipalité.
Pour la ministre du Développement durable, Line Beauchamp, le gouvernement québécois a maintes fois démontré qu'il appuie les gens de Shannon.
Par «prudence», parce que la cause est pendante devant les tribunaux, elle a cependant refusé de se commettre sur la contre-attaque lancée par Ottawa la semaine dernière.
Le procureur général du Canada estime que les conditions ayant conduit la Cour supérieure du Québec à autoriser ce recours, en 2007, «ne sont plus respectées». Il plaidera sa cause en janvier.
Pour la péquiste Véronique Hivon, «la requête de décertification du recours» est «tout à fait inusitée». «Vouée à l'échec», même. Pour le PQ, il s'agit d'une manoeuvre dilatoire.
La ministre Beauchamp a invité ses vis-à-vis à «prendre le bon ton». «Devant autant d'événements qui ont entraîné des malheurs humains dans plusieurs familles, il faut éviter la partisanerie», a-t-elle déclaré.
«La responsabilité repose sur les épaules du gouvernement fédéral et nous laisserons les tribunaux trancher.»
Le recours collectif vise à compenser les victimes de la contamination de la nappe phréatique au trichloroéthylène (TCE).












