Alors que les référendums d'initiatives populaires se multiplient dans les communes catalanes sur l'indépendance de la Catalogne, le président du SPQ Libre, Marc Laviolette, croit toujours pertinente l'idée de tenir un référendum si 10 % des électeurs signent un registre officiel en faveur de «l'indépendance nationale» du Québec.
Ce projet a été mis de côté par les militants du PQ en mars 2008. Les membres avaient alors à coeur de «ne pas contrarier Pauline Marois», a analysé M. Laviolette lors d'un entretien avec Le Soleil, hier. Mme Marois était encore une nouvelle chef à ce moment.
«Dans la situation actuelle, notre proposition tient encore la route», a-t-il poursuivi.
Si elle tient la route, elle n'existe que virtuellement. Elle n'est inscrite dans aucune instance officielle du PQ. Et rien ne laisse croire qu'elle a actuellement la faveur de Mme Marois, même si elle l'a déjà jugée «très intéressante» en 2005 - tout comme l'actuel président du PQ, Jonathan Valois.
«Cette idée n'est inscrite nulle part, convient le militant Marc Laviolette, mais il n'est pas dit que le SPQ Libre ne la ramènera pas au congrès» de juin 2011.
Le SPQ Libre pense qu'un éventuel gouvernement du Parti québécois devrait se laisser la possibilité d'ouvrir des registres aux citoyens, ce qui n'exclut pas, dans son esprit, qu'il lance une initiative référendaire de son cru, comme en 1980 et en 1995.
«Parizeau a dit qu'on aura à se prononcer une troisième fois», a souligné l'ancien syndicaliste. Seul le moyen reste à déterminer, selon lui. Marc Laviolette note que «l'ouverture de registres permettrait de continuer à réchauffer le débat».
Interrogé sur le mouvement en cours en Catalogne espagnole, il remarque qu'il a le mérite de «maintenir la mobilisation».
Des référendums sur l'indépendance de cette région de l'Espagne se tiendront le 13 décembre dans 140 communes. Le conseil municipal de Gérone, l'une des capitales provinciales de la Catalogne, vient d'apporter son soutien à l'organisation d'une consultation similaire courant 2010. En Espagne, ces consultations ne revêtent qu'un caractère symbolique.











