«La poursuite va se maintenir peu importe ce qui arrive, et M. Taillon ira s'expliquer devant les tribunaux», a indiqué mardi l'attaché de presse de la chef de l'opposition.
Mme Marois a entrepris des procédures judiciaires contre l'ex-porte-parole adéquiste des finances pour atteinte à sa réputation. Elle n'a pas digéré que M. Taillon affirme que, lorsqu'elle était ministre des Finances, Mme Marois aurait aidé Vincent Lacroix, ex-pdg de Norbourg, à obtenir un crédit d'impôt d'un million $.
Comme pour tous les députés poursuivis pour des gestes posés dans l'exercice de leurs fonctions, les frais judiciaires de M. Taillon sont assumés par l'Assemblée nationale jusqu'à un certain maximum. Dans le cas d'une condamnation, le bureau de l'Assemblée nationale, composé de représentants de tous les partis, déciderait, sur avis du jurisconsulte, si la note doit être payée par les contribuables ou non. S'il est jugé que M. Taillon a commis une «faute lourde» ou qu'il a fait preuve de «mauvaise foi», il pourrait devoir payer de sa poche. De quoi rendre une retraite moins confortable.
En 2005, lorsque l'ex-ministre libéral Thomas Mulcair a été condamné à payer 95 000 $ à l'ancien ministre péquiste Yves Duhaime, le PLQ a préféré régler la facture plutôt que de la refiler aux contribuables. Dans l'état actuel des finances de l'ADQ, il y a peu de chance que M. Taillon ait droit au même traitement, advenant un verdict de culpabilité.











