Les PPP ont-ils bénéficié d'un préjugé favorable du gouvernement Charest, voire d'un biais? Renaud Lachance ne va pas jusque-là, mais signale que les analyses produites par l'Agence des PPP manquaient de rigueur.
Son bureau a étudié les projets de modernisation des centres hospitaliers universitaires de Montréal. Étonnamment, M. Lachance constate que les propres études de l'Agence ne permettent pas de conclure que «le mode PPP est préférable» à un autre, contrairement à ce qu'elle a soutenu.
L'agence a «choisi de comparer le mode PPP au mode traditionnel du secteur public sans avoir évalué d'autres modes possibles comme les modes en gérance et clés en main, qui auraient pu améliorer l'efficacité» du secteur de la santé, peut-on lire dans son rapport.
Le gouvernement Charest a récemment reconnu que l'Agence des partenariats public-privé est mue par un préjugé favorable à la formule des PPP. Il a décidé de la remplacer par Infrastructure Québec.
Selon la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, Infrastructure Québec verra plus large que la moribonde agence. Le nouvel organisme regroupera «l'offre de services et l'expertise nécessaire à la planification, à la réalisation et au suivi» de tous les grands projets, peu importe qu'ils soient réalisés de façon conventionnelle ou en partenariat public-privé.












