«En communication, c'est parfois l'impression qui reste», a déclaré récemment Pauline Marois en faisant valoir l'importance de soustraire les élus de toute apparence de conflit d'intérêts. Jean Charest a lancé le même message lorsqu'il a accepté la démission de David Whissell du Conseil des ministres.
Or pendant sa présidence à la SGF, Claude Blanchet a détenu des titres de compagnies importantes qui brassaient des millions de dollars en collaboration avec les ministères du gouvernement ou des sociétés comme la Caisse de dépôt et Hydro-Québec.
Il possédait du Biochem Pharma en 2001, une société qui a beaucoup profité de l'appui de la Caisse de dépôt et du Fonds de solidarité de la FTQ.
En 2002, il détenait des titres de la compagnie Aecon, qui a eu la même année un contrat de 61 millions $ pour la construction du barrage de Toulnustouc d'Hydro-Québec. La firme participait également à l'agrandissement du Palais des congrès de Montréal, à la reconstruction de l'autoroute 15 sur la Rive-Sud, et à la réfection d'un pont à Salaberry-de-Valleyfield.
Québec inc.
En théorie, les dirigeants des grandes sociétés d'État ne connaissent pas les projets du gouvernement ou des autres sociétés. Mais le Québec inc. est tricoté tellement serré que tout le monde se connaît, sans parler des allégeances politiques souvent communes des grands gestionnaires nommés par le parti au pouvoir. Cette situation peut semer le doute dans l'esprit du public et donner à penser que les patrons d'organismes comme Hydro-Québec, la Caisse de dépôt, la SGF et les sous-ministres à vocation économique échangent de l'information, d'autant plus qu'ils sont souvent partenaires dans de grands projets. D'où l'importance de les blinder contre toute apparence de conflit d'intérêts.













